Entries from juin 2007

La valse sans musique…

Mardi,26 juin, 2007 · 4 commentaires

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Y’a de ces soirées où l’inspiration manque. Certains sombrent dans le Scotch, d’autres fricotent à gauche et à droite avec la petitesse des jupes à l’extérieur et d’autres se demandent tout simplement comment leur vie pourrait reprendre un sens. Ici, on ne fait pas les choses comme les autres, alors on se remâche des trucs que l’on aime bien et l’on se rappelle que même si notre inspiration est limitée, les mots des autres sont parfois si forts qu’ils suffisent à extérioriser notre mutisme navrant.

Voici Willie Nelson dans toute sa splendeur….

SAD SONG & WALTZES

I’m writing a song all about you
A true song as real as my tears
But you’ve no need to fear it
Cause no one will hear it
Cause sad songs and waltzes
Aren’t selling this year
I’ll tell all about how you cheated
I’d like to the whole world to hear
I’d like to get even with you
Cause you’re leavin’
And songs and waltzes
Aren’t selling this year
It’s a good thing that I’m not a star
You don’t know how lucky you are
Though my record may say it
No one will play it
Cause sad songs and waltzes
Aren’t selling this year

Well it’s a good thing that I’m not a star
You don’t know how lucky you are
Though my record may say it
No one will play it
Cause sad songs and waltzes
Aren’t selling this year

Catégories : Musique

Cabotinons autour de l’AFI…

Lundi,25 juin, 2007 · Pas de commentaire

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Comme mentionné dans mon billet précédent, l’AFI a renouvelé son Top 100 des meilleurs films américains de tous les temps et, dans un esprit de collaboration, j’ai replongé dans cette liste ce week-end pour y revisionner quelques-uns de mes grands favoris.

Qu’elle n’était pas ma joie de voir que Duck Soup, mettant en vedette quatre des frères Marx, s’est glissé dans la liste pour faire un joli doublé avec A Night at the Opera, avec trois des frères Marx, qui était déjà dans la précédente liste.

Alors, crème glacée ‘cookie jar!’ en main, j’attaque le visionnement de ces deux grands films de l’âge d’or des Majors qui ne lésinait pas sur le sensationnel et sur le vedettariat pour mousser les ventes de leur dernière production. Et dans les cas présents, on n’y va pas avec le dos de la cuillère. De l’opéra, du ‘slapstick’, des situations sans queue ni tête qui s’accumulent à un rythme incroyable et, en bonus, Groucho Marx qui symbolise l’irrévérence avant même que la notion soit familière à tous et chacun. C’est ce que l’on peut attendre d’un film mettant en scène les Marx. Ce n’est pas tant le récit que le cabotinage autour du récit (quand récit il y a) qui marque et qui captive autant.

La dynamique explosive entre les frères crève à ce point l’écran que parfois, le même gag placé dans deux endroits différents se réinvente de par lui même.

C’est d’ailleurs ce qu’il manque dangereusement à notre cinéma commercial de nos jours, des figures emblématiques qui traversent l’écran sans même avoir besoin d’y être. On a eu les Marx, Chaplin, Tati, Moretti, mais là … plus rien, c’est le vide complet. Il y a quelques rescapés de SNL qui tentent de recréer l’engouement, les Sandler, Carey et Farrell de ce monde, mais malgré toute leur grimace, le train manque de charbon et les bouffons deviennent rapidement bien tristes. Ce n’est pas que l’humour est en manque de d’artisans, bien au contraire, c’est que c’est même artisans s’éparpillent tellement avec l’omniprésence de la télé et des médias qu’il n’y a plus de mythe autour d’eux.

La fausse moustache de Groucho, 40 ans après sa mort, est encore un symbole fort d’une époque révolue. Quelqu’un va réellement citer ‘Happy Gilmore’ dans 15 ans? J’en doute fort.

Alors, faites abstraction du meurtre plus ou moins prémédité du mythique cinéma de l’ère ‘silver screen’ et replongé vers ces vieux classiques qui, malgré beaucoup d’efforts, ne seront pas oubliés. Gardez bien en tête aussi que les Marx, tels une bande de fous du roi acharnés, n’existent que parce que le clown peut dire les vérités de ce monde sans avoir peur de se faire couper la tête. Ça mes amis, c’est une arme salement intéressante quand elle est placée entre les mains de bonhommes habiles et intelligent tel que Groucho Marx.

Catégories : Cinéma

L’AFI en remet … et en enlève !

Jeudi,21 juin, 2007 · 3 commentaires

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Ça y est, l’AFI récidive et vient de mettre à jour sa liste des 100 meilleurs films américains de l’histoire. Faut en prendre et en laisser, mais ce genre de compilation est toujours un indicatif intéressant de l’appréciation d’une nation pour sa propre cinématographie. Jouons au jeu du commentaire, croyez-vous qu’Orson Welles mérite de trôner au sommet de cette liste? Pour le plaisir et meublé un week-end de trois jours avec une visite au club vidéo peut-être. Enjoy!

1. “Citizen Kane” (1941) same
2. “The Godfather” (1972) 3
3. “Casablanca” (1942) 2
4. “Raging Bull” (1980) 24
5. “Singin’ in the Rain” (1952) 10
6. “Gone With the Wind” (1939) 4
7. “Lawrence of Arabia” (1962) 5
8. “Schindler’s List” (1993) 9
9. “Vertigo” (1958) 61
10. “The Wizard of Oz” (1939) 611. “City Lights” (1931) 76
12. “The Searchers” (1956) 96
13. “Star Wars” (1977) 15
14. “Psycho” (1960) 18
15. “2001: A Space Odyssey” (1968) 22
16. “Sunset Boulevard” (1950) 12
17. “The Graduate” (1967) 7
18. “The General” (1927) new
19. “On the Waterfront” (1954) 8
20. “It’s a Wonderful Life” (1946) 11

21. “Chinatown” (1974) 19
22. “Some Like It Hot” (1959) 14
23. “The Grapes of Wrath” (1940) 21
24. “E.T. The Extra-Terrestrial” (1982) 25
25. “To Kill a Mockingbird” (1962) 34
26. “Mr. Smith Goes to Washington” (1939) 29
27. “High Noon” (1952) 33
28. “All About Eve” (1950) 16
29. “Double Indemnity” (1944) 38
30. “Apocalypse Now” (1979) 28

31. “The Maltese Falcon” (1941) 23
32. “The Godfather, Part II” (1974) same
33. “One Flew Over the Cuckoo’s Nest” (1975) 20
34. “Snow White and the Seven Dwarfs” (1937) 49
35. “Annie Hall” (1977) 31
36. “The Bridge on the River Kwai” (1957) 13
37. “The Best Years of Our Lives” (1946) same
38. “The Treasure of the Sierra Madre” (1948) 30
39. “Dr. Strangelove” (1964) 26
40. “The Sound of Music” (1965) 55

41. “King Kong” (1933) 43
42. “Bonnie and Clyde” (1967) 27
43. “Midnight Cowboy” (1969) 36
44. “The Philadelphia Story” (1940) 51
45. “Shane” (1953) 69
46. “It Happened One Night” (1934) 35
47. “A Streetcar Named Desire” (1951) 45
48. “Rear Window” (1954) 42
49. “Intolerance” (1916) new
50. “Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring” (2001) new

51. “West Side Story” (1961) 41
52. “Taxi Driver” (1976) 47
53. “The Deer Hunter” (1978) 79
54. “M*A*S*H” (1970) 56
55. “North by Northwest” (1959) 40
56. “Jaws” (1975) 48
57. “Rocky” (1976) 78
58. “The Gold Rush” (1925) 74
59. “Nashville” (1975) new
60. “Duck Soup” (1933) 85

61. “Sullivan’s Travels” (1941) new
62. “American Graffiti” (1973) 77
63. “Cabaret” (1972) new
64. “Network” (1976) 66
65. “The African Queen” (1951) 17
66. “Raiders of the Lost Ark” (1981) 60
67. “Who’s Afraid of Virginia Woolf?” (1966) new
68. “Unforgiven” (1992) 98
69. “Tootsie” (1982) 62
70. “A Clockwork Orange” (1971) 46 (i still don’t understand who this one qualifies as American)

71. “Saving Private Ryan” (1998) new
72. “The Shawshank Redemption” (1994)
73. “Butch Cassidy and the Sundance Kid” (1969) 50
74. “The Silence of the Lambs” (1991) 65
75. “In the Heat of the Night” (1967) new
76. “Forrest Gump” (1994) 71
77. “All the President’s Men” (1976) new
78. “Modern Times” (1936) 81
79. “The Wild Bunch” (1969) 80
80. “The Apartment” (1960) 93

81. “Spartacus” (1960) new
82. “Sunrise” (1927) new
83. “Titanic” (1997) new
84. “Easy Rider” (1969) 88
85. “A Night at the Opera” (1935) new
86. “Platoon” (1986) 83
87. “12 Angry Men” (1957) new
88. “Bringing Up Baby” (1938) 97
89. “The Sixth Sense” (1999) new
90. “Swing Time” (1936) new

91. “Sophie’s Choice” (1982) new
92. “Goodfellas” (1990) 94
93. “The French Connection” (1971) 70
94. “Pulp Fiction” (1994) 95
95. “The Last Picture Show” (1971) new
96. “Do the Right Thing” (1989) new
97. “Blade Runner” (1982) new
98. “Yankee Doodle Dandy” (1942) 100
99. “Toy Story” (1995) new
100. “Ben-Hur” (1959) 72

Catégories : Cinéma

Knocked-Up … Dans le sens de …

Jeudi,21 juin, 2007 · 3 commentaires

 

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Chose promise, chose due.

J’ai mis la charrue avant les boeufs et j’ai parlé d’une critique d’un film récente, alors voici, j’ai visionné Knocked-Up cette semaine, le deuxième long métrage de Judd Appatow et honnêtement, j’ai été doublement surpris.

Étant déjà un fan très avoué des précédents efforts d’Appatow (Freaks & Geeks et Undeclared notamment), j’allais voir ce film avec un sentiment d’appartenance très fort. Je ‘connaissais’ l’équipe derrière la production, la petite histoire du film et je savais très bien à quoi m’attendre. Les dialogues de Rogen et Appatow sont toujours très mordants et oscillent toujours entre le ‘trop vrai’ et le ‘trop cru’. Je m’attendais donc à une bonne dose d’humour ‘de gars’ très gauche, axé sur les gags de ‘stoners’ et surtout quelques références obscures aux gros seins et à leurs vertus thérapeutiques.

Et bien non… Malgré quelques gags sous ce joug, l’essence même du film d’Appatow est plutôt un hymne à la camaraderie, à la possibilité de tendre la main et d’actuellement aider ses proches à se relever au lieu de ‘passer à autre chose’. Sous ses airs de comédie un peu gauche et naïve, Appatow met les fondements d’une fable sur l’humanité qui nous manque profondément, et ce, depuis plusieurs années. Pas que les films touchants et vrais se font rare, bien au contraire, mais rare sont ceux qui peuvent justement élever cette authenticité au niveau de la rendre simple et quotidienne. Rogen s’offre le rôle du gars très ordinaire, paresseux, un peu grassouillet, bref un ‘slacker’. Son père est un Harold Raimis vieillissant et ses amis sont du ‘bois mort’ pour la plupart des gens. On en a tous dans notre entourage et rarement on ose au point de les étaler sur le grand écran. Non seulement Appatow débanalise le quotidien mais il lui offre une scène que tout le monde peut apprécier. La beauté du film n’est pas tant dans son coté très ‘easy going’ mais plutôt dans le fait que tout le monde peut s’y retrouver.

Sans vouloir rien vendre, surveiller de près la camaraderie entre Rogen et ses colocataires. Non seulement tous ces moments vont faire plaisir aux fans des précédentes séries télés d’Appatow mais le tout sert de point d’équilibre pour tout le film. Quand les moments sont plus lourds, une réaction maladroite vient désamorcer le tout et quand le film devient trop juvénile, un questionnement de ses mêmes colocs vient rétablir l’ordre.

Ma plus belle surprise de l’année alors que j’étais déjà enthousiasmé de le voir, mais la surprenante profondeur du film m’a tellement ému que je ne peux qu’avoir de bons commentaires envers cet effort.

J’crois pas que ça joue très longtemps au cinéma alors, faites vite. À l’affiche en version originale au Forum AMC.


 

Catégories : Cinéma

Ce n’est pas de la truite…

Mardi,19 juin, 2007 · 2 commentaires

Allez, un jour je vous promets un billet actuel…
(Je planche sur une critique d’un film qui est présentement en salle…WOW!)

En attendant, voici la chanson accrocheuse de la journée.

Je mets au défi quiconque de visionner ces vidéo au bureau et de ne pas fredonner toute la journée.

Cheers!

En bonus, pour les fans de l’humour tordu de Seth Macfarlane

Catégories : Musique

Mixed Nuts!

Samedi,16 juin, 2007 · 3 commentaires

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Alors voilà,

En ce Samedi matin beaucoup trop ensoleillé pour mon pauvre corps à carence de caféine, j’ai décidé de subtiliser sans aucune gêne la bonne idée qu’a eue mon ami l’Architecte sur son Blog.

Pour les quelques lecteurs qui traînent ici ce week-end, j’ai préparé un ‘mix-tape’ avec ce qui tourne beaucoup chez moi ces derniers temps. Pas tellement de thématique en particulier, c’est simplement le mood des derniers jours. En espérant que vous allez apprécier.

(Le lien pour télécharger le fichier en format .rar est au bas de ce billet…)

1- THE DEARS – You Can Have It (live from LA) – 2005

J’en ai déjà parlé plus en détails dans un billet précédent, mais tout de même, The Dear demeure un incontournable. En concert, toute l’ampleur de la troupe est mise à l’avant-plan et la voix instable, mais ô combien touchante de Murray Lightburn demeure l’une des choses qui me touchent le plus sur cette terre de nos jours.

2- THE COUNTING CROWS – Mrs. Potter’s Lullaby (This Desert Life) – 1999

Je dois être nostalgique, ou tout simplement cinglé, mais je suis incapable de ne pas aimer The Counting Crows. Malgré toute la mauvaise publicité et les quelques mauvais ‘hits’, l’album This Desert Life demeure l’un de mes albums favoris, et ce depuis plusieurs années. Va savoir pourquoi…Il faut cependant passer par-dessus le simple Hangin’ Around et plutôt se concentrer sur le reste qui est, honnêtement, impérissable.

3- NEUTRAL MILK HOTAL – In The Aeroplane Over the Sea (In The Aeroplane Over the Sea) – 2005

Découvert absolument par hasard en voyant leur nom mentionné dans le SPIN, je suis tombé en amour avec cet album. C’est ‘catchy’, de la très bonne indie pop et la pièce titre représente très bien l’album.

4- DUSTIN KENSRUE – Please Come Home (Please Come Home) – 2007

Bon, deux en deux, mais encore une fois la pièce titre de l’album solo de Dustin Kensrue (Thrice) est celle qui à mon avis se démarque le plus du lot. Ça a la puissance d’un Springsteen devant une foule endiablée de Philly dans le milieu des années 80. Bien que les textes de Kensrue soit moins éternels que ceux du Boss, l’effort est tout de même très appréciable et l’album très surprenant pour un enfant issu essentiellement du Punk à tendance plus hardcore.

5- AMY MILLAN – Baby I (Honey from the Tomb) – 2006

D’abord découverte avec le collectif Broken Social Scene, Amy Milan fait un petit saut en solo avec cet album très folk/country qui ne va pas s’en rappeler les fresques d’une jeune Jewel ou encore d’une jeune Emmylou Harris. Un album honnête, maladroit, mais qui sait toucher quand il doit toucher et faire rire quand il doit se détendre. La pièce Baby I porte un message à la fois si simple et à la fois si complexe qu’il vaut la peine d’être entendu.

6- THE DECEMBERISTS – Shankill Butchers (The Crane Wife) – 2007
Loin d’être le meilleur album de la troupe, The Crane Wife accueille tout de même des chansons très fortes et qui collent au fond de la tête ad vitam æternam. Shankill Butchers en est une avec son ton très ironique et ce ‘Picarisme’ si particulier qui accompagne toujours la troupe de Collin Melloy.

7- TERRY REID – All I Have to do is Dream (Rogue Wave) – (1978)

J’ai découvert Terry Reid sur le tard avec sa participation à la bande sonore de The Devil’s Reject. Depuis, j’ai réussi à me dénicher ce disque de lui et c’est mon petit bijou. Reid n’a pas eu une grande carrière, n’a pas produits énormément de disques et de par ce fait il n’est pas toujours évident de mettre la main sur un album en bon état de l’artiste. Mais la pièce finale de Rogue Wave, une reprise des Beverly Brothers je crois, est tout simplement splendide. Un homme, une voix et quelques notes à l’arrière pour meubler la pièce sinon la tristesse se découperait au couteau.

8- DAN BIGRAS – Pourquoi tu veux? (Bigras 1992-2002) – 2002

Dan Bigras a fait le saut derrière la caméra histoire de rependre son message un peu plus loin et un peu mieux. Mais peut-on oublier son apport musical sur la scène québécoise? J’espère que non! L’album Bigras 92-2002 est une très agréable collection de pièces en concert avec plusieurs collaborations. Celle-ci est en solo, comme on l’aime, un homme et son piano.

9- PRETTY GIRLS MAKE GRAVESThis is Our Emergency (The New Romance) – 2003

D’abord, une référence à The Smiths, ensuite un band, c’est tout l’essence du band qui repose sur cette dichotomie. La présence sur disque d’Andrea Zulu est impeccable et c’est l’un de mes coups de cœur depuis plusieurs années. En espérant une levé un jour de ce band qui a sorti son troisième album cette année, sans tambour ni trompette.

10- BRIGHT EYES – Southern State (Motion Sickness) – 2005

Comment faire un ‘mix’ sans inclure un peu de Conor O’Berst. Il se forge de plus et en plus et pourrait bien être le Dylan de la ‘indie generation’. Seules les années nous le diront, mais en attendant, une superbe pièce en concert avec trompette en bonus. Du bonbon…

11- WILLIE NELSON – Sad Song & Waltzses (Complete Atlantic Session) -2006

Un incontournable, tout simplement. Loin d’être un virtuose, Nelson est tout de même l’un des compositeurs les plus riches et profonds de la jeune histoire des États-Unis. Des textes qui parlent de l’homme et de ses sentiments avant même que la télévision nous dicte que ce soit correct de le faire. Nelson est le grand-papa des ‘Emos’ et des ‘Indie-Rockers’ de nos jours. Sans limites, sans gêne, Nelson te déchire le cœur à grand coup de ‘je t’aime’ puis cicatrise les plaies en y versant du whisky bien chaud. Encore…et encore…et encore…!

12- SUFJAN STEVENS – Holland (Michigan, The Great Lake State) – 2003

Il est ambitieux le jeune Stevens, mais il endisque beaucoup trop de trucs. Cependant, on ne peut pas lui enlever ses bons coups et l’album sur le Michigan est l’un, sinon le meilleur de son impressionnante discographie. Tout en nuance, la pièce Holland nous berce si bien qu’elle se doit d’être entendue.

13- JIMMY EAT WORLD – Pain (Futures) – 2004

Je suis loin d’être un fan du groupe, mais, pour une raison qui me dépasse, j’adore ce simple de leur 2e album (je crois). Beaucoup d’énergie et je crois qu’essentiellement le retour en force après l’énorme accueil qu’ils avaient reçu m’avait agréablement surpris.

14- THE MONKEYS – Daydream Believer (The Birs, the bees & the Monkeys) – 1968

On fini en beauté, le cadeau de John Stewart au Monkeys et quel cadeau. Une chanson qui m’égaye a tout coup et m’apporte une rafale de souvenirs.

Sur ce je vous laisse et au prochain Mix, si la blogosphère le veut bien.
Télécharger le Mix Tape - - ICI - -

Catégories : Divers · Musique

À la mort on trinque…

Dimanche,10 juin, 2007 · 4 commentaires

 

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Aujourd’hui, j’ai revisionné Dead Man de Jim Jarmusch pour la première fois depuis mon départ de l’Université de Montréal. Pour ceux qui ne le savent pas, j’ai consacré une bonne partie de mon BAC à l’œuvre de Jarmusch et un retour vers ce dernier, pour moi, ne peut s’effectuer sans brasser un large éventail d’émotions et de souvenirs.

Sauf que cette fois ci, j’ai connecté sur un autre niveau avec ce film. Autant je l’ai apprécié pour l’hommage post-mortem qu’il offre sur le grand genre qu’était le Western, autant qu’aujourd’hui j’y ai trouvé une fable sur l’isolation d’un homme sur qui ne s’applique plus les essences mêmes de la vie. Je parlais dans mon billet précédent de Will Eisner et de son désir de s’accrocher à la vie. Bien dans ma nouvelle visite chez Jarmusch, j’ai été accueilli par une fable portant sur l’abandon et surtout sur l’illumination que l’on craint tous : chaque homme meurt seul et cette situation est inévitable.

Le William Blake de Jarmusch meurt non seulement seul, mais anonyme, empruntant une vie, une fuite et même une amitié avant de se laisser aller vers la destination qui lui était assignée depuis l’ouverture du film. De l’Est actuel à l’Ouest d’antan, la quête de ce fantôme livide est de disparaître à tout jamais, sans laisser de trace.

C’est ce qui m’effraie un peu de la vie… Disparaître à tout jamais, sans laisser de traces.

Enfin bref, tenter le coup de revoir Jarmusch sous un autre œil, la richesse du film est telle que chacun y trouve sa fable, sa quête et que l’essence même du voyage réside dans la compréhension de sa destination. Je vous laisse sur un poème de William Blake, citer à plusieurs reprises dans le film. Cheers !

Every night and every morn
Some to misery are born,
Every morn and every night
Some are born to sweet delight.

Some are born to sweet delight,
Some are born to endless night.

Catégories : Cinéma

On continue jusqu’au prochain arrêt…

Vendredi,8 juin, 2007 · Pas de commentaire

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Entrée très brève cette fois, mais, tellement pertinente que vous allez probablement devoir appeler vos proches pour les aviser que votre vie ne sera jamais la même après la lecture de ce billet.

Bon, j’exagère peut-être légèrement, mais tout de même, c’est un peu l’effet que me fait la fiction de Will Eisner intitulée tout simplement A Life Force. Rien de révolutionnaire ici pourtant, un ‘graphic novel’ qui ne réinvente pas la roue, mais le propos est tellement juste, tellement poignant qu’il est impossible de ne pas être profondément touché par ce que mets sur papier Eisner.

Le thème est simple, rassembleur même, c’est l’emblématique désir de vivre malgré tous les obstacles, toutes les contraintes. Eisner illustre des petites fables à la limite du pathétisme, mais qui, ultimement, touche les cordes sensibles du désir de vivre qui git subtilement dans les triples de tous et chacun.

Suicidaire inclus…

Pourquoi? Parce qu’Eisner abaisse la misère au niveau de la banalité et accorde ses violons pour offrir un portrait humain du ‘dé-pathétisme’ qui est parfois un moteur assez puissant pour reconstruire des vies qui ne vont nulle part.

Je ne veux pas non plus entrer trop dans les détails, mais c’est définitivement une lecture qui vaut la peine. Le format est génial, le ‘graphic novel’ à cette superbe qualité qui rassemble les lecteurs paresseux : ce n’est pas long à lire.

Alors, allez-y, investissez le peu de temps nécessaire pour traverser cette œuvre et comprenez ensuite pourquoi ma vie n’est plus la même qu’hier. J’ai compris un truc et un seul … Si une coquerelle s’acharne à la vie, elle mérite au moins que je dégrise pour vivre une autre journée!

Catégories : Bouquin

Terrassinons nos vies

Mardi,5 juin, 2007 · Pas de commentaire

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L’été c’est génial sous plusieurs aspects. La beauté extérieure des gens explose dans tous les sens, on peut finalement mettre de la glace dans nos drinks sans avoir à se justifier et surtout, on peut finalement sortir en public sans ressentir le besoin de porter des bas.

Cependant, une chose m’agace et je crois que c’est la surexposition des couples et du jeune amour fleurissant. C’est peut-être le fardeau du cynisme ou le contrecoup de l’amertume, mais ces grandes démonstrations d’affection en public m’agace, m’irrite à la limite. Comme si il n’y avait plus personne sur le plateau pour crier ‘couper’ quand la caméra avait reçu suffisamment de matériel pour boucler sa magie. Comme si la surexposition n’était rien de plus qu’une volée de poudre aux yeux pour préparer le terrain à l’automne qui sépare les gens comme les feuilles fuient leurs branches nourrisses.

Est-ce que le bonheur des autres m’affecte? Non, mais je l’envie et je le chéris peut-être même en silence sans le savoir.

Ma suggestion alors? Créons des groupuscules de cyniques et peuplons les terrasses, contrebalançons les jeunes couples par de grandes surexpositions d’alcoolisme estival et de gags déplacés sur la longueur des jupes du sexe opposé (applicable malheureusement pour les deux sexes de nos jours.)

Et si ça ne fonctionne pas, reste l’achat à la va-vite d’un ‘magic bullet’ au brocanteur plutôt obscur près du métro Jean-Talon qui a, sans l’ombre d’un doute, les meilleurs prix en villes pour des items qui sont ‘tombés du camion’.

Cheers, c’est l’été, sortons nos fesses blanches sur les terrasses branchées du bon Montréal.

Catégories : Divers