
L’été c’est génial sous plusieurs aspects. La beauté extérieure des gens explose dans tous les sens, on peut finalement mettre de la glace dans nos drinks sans avoir à se justifier et surtout, on peut finalement sortir en public sans ressentir le besoin de porter des bas.
Cependant, une chose m’agace et je crois que c’est la surexposition des couples et du jeune amour fleurissant. C’est peut-être le fardeau du cynisme ou le contrecoup de l’amertume, mais ces grandes démonstrations d’affection en public m’agace, m’irrite à la limite. Comme si il n’y avait plus personne sur le plateau pour crier ‘couper’ quand la caméra avait reçu suffisamment de matériel pour boucler sa magie. Comme si la surexposition n’était rien de plus qu’une volée de poudre aux yeux pour préparer le terrain à l’automne qui sépare les gens comme les feuilles fuient leurs branches nourrisses.
Est-ce que le bonheur des autres m’affecte? Non, mais je l’envie et je le chéris peut-être même en silence sans le savoir.
Ma suggestion alors? Créons des groupuscules de cyniques et peuplons les terrasses, contrebalançons les jeunes couples par de grandes surexpositions d’alcoolisme estival et de gags déplacés sur la longueur des jupes du sexe opposé (applicable malheureusement pour les deux sexes de nos jours.)
Et si ça ne fonctionne pas, reste l’achat à la va-vite d’un ‘magic bullet’ au brocanteur plutôt obscur près du métro Jean-Talon qui a, sans l’ombre d’un doute, les meilleurs prix en villes pour des items qui sont ‘tombés du camion’.
Cheers, c’est l’été, sortons nos fesses blanches sur les terrasses branchées du bon Montréal.
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