
Chose promise, chose due.
J’ai mis la charrue avant les boeufs et j’ai parlé d’une critique d’un film récente, alors voici, j’ai visionné Knocked-Up cette semaine, le deuxième long métrage de Judd Appatow et honnêtement, j’ai été doublement surpris.
Étant déjà un fan très avoué des précédents efforts d’Appatow (Freaks & Geeks et Undeclared notamment), j’allais voir ce film avec un sentiment d’appartenance très fort. Je ‘connaissais’ l’équipe derrière la production, la petite histoire du film et je savais très bien à quoi m’attendre. Les dialogues de Rogen et Appatow sont toujours très mordants et oscillent toujours entre le ‘trop vrai’ et le ‘trop cru’. Je m’attendais donc à une bonne dose d’humour ‘de gars’ très gauche, axé sur les gags de ‘stoners’ et surtout quelques références obscures aux gros seins et à leurs vertus thérapeutiques.
Et bien non… Malgré quelques gags sous ce joug, l’essence même du film d’Appatow est plutôt un hymne à la camaraderie, à la possibilité de tendre la main et d’actuellement aider ses proches à se relever au lieu de ‘passer à autre chose’. Sous ses airs de comédie un peu gauche et naïve, Appatow met les fondements d’une fable sur l’humanité qui nous manque profondément, et ce, depuis plusieurs années. Pas que les films touchants et vrais se font rare, bien au contraire, mais rare sont ceux qui peuvent justement élever cette authenticité au niveau de la rendre simple et quotidienne. Rogen s’offre le rôle du gars très ordinaire, paresseux, un peu grassouillet, bref un ‘slacker’. Son père est un Harold Raimis vieillissant et ses amis sont du ‘bois mort’ pour la plupart des gens. On en a tous dans notre entourage et rarement on ose au point de les étaler sur le grand écran. Non seulement Appatow débanalise le quotidien mais il lui offre une scène que tout le monde peut apprécier. La beauté du film n’est pas tant dans son coté très ‘easy going’ mais plutôt dans le fait que tout le monde peut s’y retrouver.
Sans vouloir rien vendre, surveiller de près la camaraderie entre Rogen et ses colocataires. Non seulement tous ces moments vont faire plaisir aux fans des précédentes séries télés d’Appatow mais le tout sert de point d’équilibre pour tout le film. Quand les moments sont plus lourds, une réaction maladroite vient désamorcer le tout et quand le film devient trop juvénile, un questionnement de ses mêmes colocs vient rétablir l’ordre.
Ma plus belle surprise de l’année alors que j’étais déjà enthousiasmé de le voir, mais la surprenante profondeur du film m’a tellement ému que je ne peux qu’avoir de bons commentaires envers cet effort.
J’crois pas que ça joue très longtemps au cinéma alors, faites vite. À l’affiche en version originale au Forum AMC.
3 réponses so far ↓
P'tit Rien // Jeudi,21 juin, 2007 à 1:28
Pourquoi es-tu désolé? Il est parfait ton billet!
Je vais aller voir (lire ici downloader) le film, merci de la critique ;)
Et bonne journée, vendredi approche, St-Jean, party et grippe for me! :D
Stephane // Jeudi,21 juin, 2007 à 3:23
Je sais pas, en sortant du cinéma je pensais a pleins de trucs et hier je tournais un peu en rond. Ça arrive.
Et le téléchargement, c’est utile, mais tu perds le plaisir d’aller au cinéma Surtout si tu travail a Westmount, t’a pas d’excuses, le AMC est juste a coté :)
V // Jeudi,21 juin, 2007 à 8:20
Oi! Je suis allee voir le film hier apres une journee quelque peu merdique (desolee pour baisser le ton - il y reste encore qq vestiges…) et ca m’a fait vraiment du bien, en effet! Non seulement il y a la camaraderie entre les colocataires (qui deviennent si enthousiasme a l’hopital!) mais egalement entre Ben et le beau-frere qui, se connaissant a peine, se soutiennent et s’adorent si ouvertement et apidement! Et la grande soeur over-protective!… Oh! Happy happy joy joy! ^_^
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