
Anecdote banale cette fois, pas de critique étoffée ou de complexes complaintes sur les déboires artistiques de tous et chacun. En fait, c’est dans la file d’attente du Provigo coin Mont-Royal et St-Urbain que m’est venue l’idée de ce billet.
Étant un jeune ex-étudiant en pleine quête d’une motivation autre que le simple besoin alimentaire dans sa vie, j’ai souvent la fâcheuse habitude de définir mes aspirations par soustraction. Bref, je sais ce que je ne veux pas faire, mais c’est encore un débat substantiel à savoir ce que je veux faire. Dans cet ordre idée, je propose une petite liste de ce que je ne veux pas être avec une thématique : Les couples en public. Je commence avec l’élément qui, dans la file d’attente m’a inspiré et par la suite, l’exercice me dépasse complètement de par sa non-planification.
Je ne veux définitivement pas être dans un couple ou la femme (ou l’homme, qu’importe’ impose une dictature alimentaire à son conjoint quand vient le temps de trancher entre tel ou tel aliments. Déjà que de faire l’épicerie à deux de façon hebdomadaire est limite déprimant, si en plus l’un des deux doit tenir la bride à sec de l’autre, on n’est pas sorti du bois.
Je n’ai absolument pas envie d’avoir à passer mes deux semaines annuelles de vacances dans un ‘tout inclus’. L’attrait de l’infatigable party de groupe est définitivement là, mais l’envers qui t’encabane avec de parfaits inconnus dans une petite cage de verre est absolument suffisant pour que je n’aie jamais envie de sauter à pieds joints sur un ‘bon deal’ pour aller à Cuba alors qu’en fait je suis à l’American Hotel qui t’offre une vue sur l’Océan avec des jumelles et le doux parfum du carburant à avion en permanence. Non merci…
L’achat en banlieue pour économiser à deux, non. J’préfère être pauvre et entrelacé qu’enrichie et horairement amenuisé. Les semaines de travail sont déjà assez longues, si en plus je dois investir mon temps dans une voiture, je ne vois pas l’intérêt. C’est Dany Lafferrière qui prônait l’amour simple, à boire du vin dans un bain tiède d’un taudis bien situé. Je le comprends tellement aujourd’hui.
Si, par un délire hors de mon contrôle, je me marie, il n’y aura définitivement pas de faire-part avec des photos de notre couple sur la couverture et l’endos. Je suis sans l’ombre d’un doute l’Antéchrist du romantisme et je préfèrerais encore mieux me marier dans un Burger King avec une couronne en carton que dans une cérémonie copieuse pour ‘partir du bon pied’. J’ai toujours cru de toute façon que les gens se mariaient parce qu’ils étaient trop couillons pour vivre avec leur manque d’option, alors ils se les coupent définitivement pour avoir l’air de faire la bonne chose.
Et finalement, non je ne suis pas amère face aux couples, loin de là, j’ai juste souvent l’impression que les gens se casent par peur de la solitude alors qu’au fond leur tendre moitié n’est rien de plus qu’un passe-temps. Ça me désole, c’est tout.
Alors au diable les inconvénients, aimez-vous pour les bonnes raisons et cessez de tuer l’ennui en grand coup de kétaineries convenues et ennuyeuses.