On ramasse des bonbons les pieds dans le sable…

Dimanche,22 juil, 2007 · 2 commentaires

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En Août 2007, un évènement possiblement tragique secourra la grande sphère cinématographique nord-américaine : Rob Zombie revisite l’éternel Halloween de John Carpenter.

Oui, je m’y prends relativement d’avance, mais en revoyant l’original et modeste effort de Carpenter ce week-end, je ne peux m’empêcher d’être à la fois inquiet et impatient de voir ce retour aux sources. Pourquoi? Fort simple, les deux premiers longs-métrages de Rob Zombie ont démontré un si bel amour et une si belle maîtrise du cinéma de genre que de le voir s’attaquer à cette figure emblématique ne peut qu’apporter l’eau à la bouche. Mais d’un autre, le film de Carpenter n’a tellement pas pris de rides qu’on a tout à fait le droit de questionner les justifications d’une telle revisite. Récemment, le cinéma d’horreur se retourne dans sa tombe avec le pillage en règle de ces grands archétypes. Quelques exemples….

The Amytiville Horror
The House of Wax
The Hills Have Eyes
The Wicker Man
The Texas Chainsaw Massacre

J’en passé et les meilleurs. Le besoin de faire resurgir les années 70 dans un contexte plus moderne et de plus en plus présent et c’est justement ici que la réactualisation de Michael Myers peut faire peur. Jusqu’ici, le croque-mitaine n’a jamais eu besoin de traitement fraîcheur pour être encore efficace, la preuve, Edgar Allen Poe trouve encore des lecteurs auprès notre génération saturée de violence et d’angoisse.

La sortie du film est angoissante, mais, d’un autre côté, Zombie et Carpenter partagent plusieurs points communs qui pourraient rendre cette production fort intéressante. Les deux touchent à tous les aspects de leur production, mais plus spécialement la musique, le scénario et la réalisation. Le passé d’auteur/compositeur/interprète de Zombie ne fait que m’encourager sur sa capacité à recréer un film avec de meilleures conditions que celle avec lesquelles Carpenter a dû jongler il y a presque 30 ans. 300 000$ et le maigre, mais honnête, succès de Assault on Precinct 13 derrière lui pour l’encourager, Carpenter a pondu son Halloween et a laissé aux générations futures un visage et une musique qui glace le sang. Zombie nous offre ici son 3e long-métrage, profitant du même genre d’engouement qu’avait Carpenter à l’époque.

Les conditions se ressemblent et Zombie promet d’approfondir le personnage de Myers. Bonne ou mauvaise chose? Nous allons le savoir en août. Mais en attendant, je vous suggère fortement les deux premiers longs-métrages de Zombie, House of a 1,000 Corpses et The Devils Rejects. Rob Zombie a su démontrer qu’il savait honoré de belle façon les icônes de son enfance, croisons les doigts pour que ça continue.

Catégories : Cinéma

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