Entries from août 2007

Neutral Milk Hotel

Mercredi,29 août, 2007 · 2 commentaires

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Vous connaissez sûrement ce vice qui me déchire depuis plusieurs années, j’en suis sûr. Vous savez, la sale habitude d’acquérir un album, un livre ou bien un film et de le laissé dormir sur ses tablettes pour une durée indéterminée jusqu’à ce que, par hasard, l’envie de découverte nous attaque. Cette bêtise m’arrive pratiquement de façon quotidienne. Que ce soit avec des trucs que j’ai oubliés derrière un vieux jeans, ou encore un item prêté à long terme à l’un de ses proches.

Cette fois, ma bêtise m’a tenu loin du superbe deuxième et dernier album de la formation NEUTRAL MILK HOTEL : In the aeroplane over the sea.

Je m’en veux de m’être tenu loin de cet album pour si longtemps, n’ayant attardé mon attention que sur une ou deux chansons depuis plus d’un an. Quel idiot je fais quand je m’y mets. Mais la bêtise est terminée, la rencontre fût magique et je suis totalement sous le charme de cette voix, unique, qui embrasse les accords ingénieux pour nous offrir un cri du cœur transgénérationelle. Source d’inspiration pour plusieurs figures de proue de la musique ‘indie-rock’ des récentes années, la formation qui a fait ses adieux en 1998 a laissé devant elle un album qui n’est pas inoffensif. Avoué comme un étant un hommage conscient au récit d’Anne Frank, les textes dérivent jusqu’à l’extériorisation et peuvent se transposer harmonieusement à un nombre incalculable de situations.

Vraiment, ne suivez pas mon mauvais exemple, sautez à pieds joints sur cette merveille, ne serait-ce que pour la somptueuse chanson en deux parties Two Headed Boy, qui clôt l’album sur une communion à la limite déroutante.

But now we must pick up every piece
Of the live we used to love
Just to keep ourselves
At least enough to carry on.

Catégories : Musique

Superbad

Dimanche,26 août, 2007 · Un commentaire

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J’ai fais l’éloge de KNOCKED-UP ici même alors, il est tout naturel que je récidive avec la sortie de SUPERBAD, une autre production de la petite famille de Judd Apatow. Cette fois, il laisse la réalisation à Greg Motola qui, auparavant, c’est surtout consacré à la télévision et a collaboré avec Appatow sur son projet Undeclared. Seth Rogen est toujours à l’écriture et la sauce semble encore suffisamment épaisse pour bien fonctionner.

Mais, trêve de techniqualités, qu’en est-il de Superbad en tant que tel? Ce qui frappe d’abord et avant tout c’est l’incroyable dynamique entre Micheal Cera et Jonah Hill. Je ne parle pas d’une cohésion légendaire digne d’un Midnight Cowboys mais plutôt d’une franche camaraderie qui évoque des souvenirs que presque tous les jeunes hommes de ma génération ont vécu. La polyvalente, les petites tourmentes relationelles, les grands départs, etc. En fait, le petit garçon de la région que je suis c’est senti incroyablement interpellé par ces problématiques pour les simples et bonnes raisons qu’elles pourraient être puisées de nos vies à tous et chacun. Mais détrompez-vous, je ne parle pas ici du schéma narratif et du déroulement plutôt cacophonique dont le film est la façon victime et fier porteur, non, j’évoque ici la thématique centrale du film qui mets en scène deux jeunes hommes insécures qui ne savent pas encore sur quoi s’appuyer pour évoluer dans leur vie respective. On ne fait pas dans l’extraordinaire, ni même dans l’improbable, ici on puise dans le banal, le quotidien, et l’on en sort juste ce qu’il faut pour faire fonctionner cette comédie qui ne laisse absolument pas indifférent.

Pour ceux qui se le demandent, oui, Superbad souffre encore du manque de rythme que les productions Appatow nous servent habituellement. Le film tient la route simplement parce que le texte de Rogen et la chimie entre Cera et Hill sont sans faille. Non seulement on pardonne ces petits défauts, mais on finit par les souhaiter, car ces quelques maladresses rendent le récit encore plus humain, plus efficace. Si ce n’était des quelques faux pas, probablement que le film ne viendrait pas brasser autant de souvenirs. Si ce n’était des quelques malaises, probablement que le film serait vite oublié. Mais, tout comme avec Knocked-Up, l’humanité est à l’avant-plan et ça paye.

Un joli petit divertissement, meublé de dialogues incisifs à souhait et de références obscures aux années 90. Bref, tout ce que l’on aime de Seth Rogen s’y retrouve et, en prime, il y interprète un policier qui arbore le Fu-Manchu. Tout pour plaire, à voir et revoir pour se souvenir que la polyvalente, c’était moche, mais tout de même une pierre angulaire vers nos destinés respective.

Catégories : Cinéma

L’adolescence en médaillon.

Mardi,21 août, 2007 · Un commentaire

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On peut reprocher énormément de chose à Chris Carrabba et à son projet Dashboard Confessional. À la base très minimal comme performance, Carrabba s’est entouré de plusieurs musiciens et à pris un virage ‘pop’ qui, sans être désagréable, n’atteint pas la force des premiers albums acoustiques de l’auteur compositeur interprète.

En fait, la puissance des textes de Carrabba est telle qu’il est devenu la figure de proue de ce qui allait devenir, au fil des ans, le mouvement ‘emo-punk-rock’ qui fait maintenant fureur auprès des adolescents toujours en quête de sensations fortes.

Mais bien avant d’être le leader de ce mouvement plus qu’inégal, Carrabba était seul avec sa guitare à partager ses textes très personnel sur la vie, ses échecs et ses possibilités. Rappellant énorment l’intimité et la vision très singulière des textes d’un Dylan ou d’un Springsteen, les chansons de Carrabba reste imprégnées dans l’imaginaire et influencent, directement ou non, certaines étapes de notre vie lorsqu’on les entends pour la première fois.

J’en partage une avec vous parce que malgré les quelques écarts récents du groupe et les deux derniers albums plutôt moyens, ces vieilles chansons acoustiques ne perdent rien en puissance et en signification. À prendre avec un brin de nostalgie et deux onces d’espoir.

Again it goes unnoticed

So quiet
another wasted night,
the television steals the conversation
exhale,
another wasted breath,
again it goes unnoticed.

Please tell me you’re just feeling tired
cause if it’s more than that I feel that I might break
out of touch, out of time.
Please send me anything but signals that are mixed
cause I can’t read your rolling eyes
out of touch, are we out of time?

Close lipped
another goodnight kiss
is robbed of all it’s passion,
your grip
another time, is slack
it leaves me feeling empty.

I’ll wait until tomorrow
maybe you’ll feel better then
maybe we’ll be better then
so what’s another day
when I can’t bear these nights of thoughts
of going on without you
this mood of yours is temporary
it seems worth the wait
to see your smile again
out of the corner of my eye
won’t be the only way you’re looking at me then.

Catégories : Musique

Mix-Tape Revival

Dimanche,19 août, 2007 · Un commentaire

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Ah les bonnes idées que peuvent avoir ces geeks avec trop de temps libres.

Tous amateurs de musique qui se respecte à eu l’infâme plaisir d’appuyer sur ‘play’ et ‘rec’ sur sa chaîne stéréo histoire d’immortaliser ces chansons que nous pouvions, par la suite, écoutez en boucle interrompue en surexploitant la touche ‘rew

Alors voilà, qui dit nostalgie sous-entends maintenant technologie et c’est là que la ‘Mixtape USB’ entre en jeu. C’est tout simple, une vulgaire clé USB emballé avec une boite ressemblant comme deux gouttes d’eau à nos défuntes cassettes vierges. Papier ligné blanc pour inscrire le titre des chansons inclus.

C’est définitivement le genre d’accessoire qui peut ramener un peu d’amour dans nos polyvalentes, après tout, passer ses après-midi à calculer ses mixs pour ensuite les partager avec sa future flamme empêche de faire énormément de bêtise.

Plus d’informations ICI

Catégories : Divers

Bean Town et autres variations.

Dimanche,19 août, 2007 · Pas de commentaire

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Ah, il y avait un peu de paresse, il y avait un peu de fatigue mais fort heureusement il y avait aussi un peu de vacances en s’en suit une brise de renouveau.

Petits changements au look du site pour l’arrivée de l’automne, dans le fabuleux monde de la télévision, c’est la saison des plus beaux atouts, là où tous les artifices sont permis pour séduire l’audience et s’assurer une place au soleil jusqu’à l’hiver. Je n’irais pas jusqu’à dire que le site s’est mit sur son ‘31’, mais il commençait à en avoir marre de son look initial alors quelques petites modifications histoires de faire mousser l’eau qui stagne depuis quelques temps déjà.

On s’y remet graduellement alors, quelques récits de voyage en poche et surtout, pleins de belles choses à voir et à découvrir d’ici la fin de l’été.

Je n’y vais pas dans le détail pour le moment, mais j’ai un mot pour vous : SUPERBAD. Sans faire la promesse de réinventer la comédie de polyvalente, l’équipe derrière le projet promet pleins de belles chose et, personnellement, l’idée de voir un p’tit gros frisé faire des gags de seins durs m’amuse énormément.

On s’y revoit alors et n’oubliez pas vos chandails, ça surprends ces brises d’Août quand on s’endort la fenêtre ouverte.

Catégories : Divers

On verse une larme puis l’on suit le ruisseau vers la source fraîche…

Jeudi,2 août, 2007 · Pas de commentaire

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Comme plusieurs le savent sans doute déjà, deux grosses pointures de l’imaginaire cinématographique ont rendu l’âme cette semaine. Ingmar Bergman et Michelangelo Antonioni ne sont plus, laissant derrière eux deux œuvres intarissables qui continueront encore leur belle collection d’éloges que tous les cinéphiles, jeunes et moins jeunes, ont à leur offrir.

Sans tomber dans l’excès d’hommage, je ne peux m’empêcher de souligner la relation que j’ai appris à entretenir avec ces cinémas riches de sens et de découvertes. D’abord imposée, puis souhaitée, l’œuvre de ces deux grands créateurs sera sans doute une inépuisable source d’image pour mon jeune jugement encore impressionnable, voire façonnable. Pour que ces films parcourent l’immense trajet entre le dédain et la fascination dans mon esprit, il a fallu temps et concession. La belle qualité qu’on ne pourrait jamais enlever à ces deux hommes, c’est l’essentiel voyage qu’ils obligent à l’auditeur pour apprécier leurs dons à la collectivité. Que le voyage soit imposé, accidentelle ou encore planifié, il laissera toujours ses traces et sera, d’une manière ou d’une autre, au moment duquel l’on parlera en sous-entendant un ‘avant’ et un ‘après’. Peu de choses dans ce bas monde nous font explorer le voyage dans sa tradition de l’abandon de soi plutôt que du déplacement, je crois que la perte de ces deux cinéastes nous éloigne de plus en plus de ce possible évasif.

Cependant, il ne faut pas s’arrêter. Je crois qu’il faut continuer même si l’on ne cessera pas de jeter un œil dans le rétroviseur, croyant encore au canular. Cette poursuite du trajet nécessite alors un nouvel arrêt, une nouvelle quête. La mienne sera sans doute Raoul Ruiz et son film Klimt, basé sur la vie du peintre du même nom. Roland Smith et l’équipe du Cinéma du Parc nous offrent la chance de voir cette production de Ruiz sur grand écran et ce serait une grave erreur de rater l’occasion de savourer ce qui a la possibilité d’être un délire des sens à la hauteur de la réputation de Ruiz.

Le deuil n’étant pas éternel, j’espère que vous emprunterez les festivités que nous offrent Ruiz et le Cinéma du Parc. Sinon, il y a toujours les courbes de la plantureuse Marilyn à partir de la semaine prochaine. Délire visuel certes, mais attaquant d’autres sens que je vous laisse la discrétion de détailler vous-même.

Catégories : Cinéma