
Vous connaissez sûrement ce vice qui me déchire depuis plusieurs années, j’en suis sûr. Vous savez, la sale habitude d’acquérir un album, un livre ou bien un film et de le laissé dormir sur ses tablettes pour une durée indéterminée jusqu’à ce que, par hasard, l’envie de découverte nous attaque. Cette bêtise m’arrive pratiquement de façon quotidienne. Que ce soit avec des trucs que j’ai oubliés derrière un vieux jeans, ou encore un item prêté à long terme à l’un de ses proches.
Cette fois, ma bêtise m’a tenu loin du superbe deuxième et dernier album de la formation NEUTRAL MILK HOTEL : In the aeroplane over the sea.
Je m’en veux de m’être tenu loin de cet album pour si longtemps, n’ayant attardé mon attention que sur une ou deux chansons depuis plus d’un an. Quel idiot je fais quand je m’y mets. Mais la bêtise est terminée, la rencontre fût magique et je suis totalement sous le charme de cette voix, unique, qui embrasse les accords ingénieux pour nous offrir un cri du cœur transgénérationelle. Source d’inspiration pour plusieurs figures de proue de la musique ‘indie-rock’ des récentes années, la formation qui a fait ses adieux en 1998 a laissé devant elle un album qui n’est pas inoffensif. Avoué comme un étant un hommage conscient au récit d’Anne Frank, les textes dérivent jusqu’à l’extériorisation et peuvent se transposer harmonieusement à un nombre incalculable de situations.
Vraiment, ne suivez pas mon mauvais exemple, sautez à pieds joints sur cette merveille, ne serait-ce que pour la somptueuse chanson en deux parties Two Headed Boy, qui clôt l’album sur une communion à la limite déroutante.
But now we must pick up every piece
Of the live we used to love
Just to keep ourselves
At least enough to carry on.




