Superbad

Dimanche,26 août, 2007 · Un commentaire

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J’ai fais l’éloge de KNOCKED-UP ici même alors, il est tout naturel que je récidive avec la sortie de SUPERBAD, une autre production de la petite famille de Judd Apatow. Cette fois, il laisse la réalisation à Greg Motola qui, auparavant, c’est surtout consacré à la télévision et a collaboré avec Appatow sur son projet Undeclared. Seth Rogen est toujours à l’écriture et la sauce semble encore suffisamment épaisse pour bien fonctionner.

Mais, trêve de techniqualités, qu’en est-il de Superbad en tant que tel? Ce qui frappe d’abord et avant tout c’est l’incroyable dynamique entre Micheal Cera et Jonah Hill. Je ne parle pas d’une cohésion légendaire digne d’un Midnight Cowboys mais plutôt d’une franche camaraderie qui évoque des souvenirs que presque tous les jeunes hommes de ma génération ont vécu. La polyvalente, les petites tourmentes relationelles, les grands départs, etc. En fait, le petit garçon de la région que je suis c’est senti incroyablement interpellé par ces problématiques pour les simples et bonnes raisons qu’elles pourraient être puisées de nos vies à tous et chacun. Mais détrompez-vous, je ne parle pas ici du schéma narratif et du déroulement plutôt cacophonique dont le film est la façon victime et fier porteur, non, j’évoque ici la thématique centrale du film qui mets en scène deux jeunes hommes insécures qui ne savent pas encore sur quoi s’appuyer pour évoluer dans leur vie respective. On ne fait pas dans l’extraordinaire, ni même dans l’improbable, ici on puise dans le banal, le quotidien, et l’on en sort juste ce qu’il faut pour faire fonctionner cette comédie qui ne laisse absolument pas indifférent.

Pour ceux qui se le demandent, oui, Superbad souffre encore du manque de rythme que les productions Appatow nous servent habituellement. Le film tient la route simplement parce que le texte de Rogen et la chimie entre Cera et Hill sont sans faille. Non seulement on pardonne ces petits défauts, mais on finit par les souhaiter, car ces quelques maladresses rendent le récit encore plus humain, plus efficace. Si ce n’était des quelques faux pas, probablement que le film ne viendrait pas brasser autant de souvenirs. Si ce n’était des quelques malaises, probablement que le film serait vite oublié. Mais, tout comme avec Knocked-Up, l’humanité est à l’avant-plan et ça paye.

Un joli petit divertissement, meublé de dialogues incisifs à souhait et de références obscures aux années 90. Bref, tout ce que l’on aime de Seth Rogen s’y retrouve et, en prime, il y interprète un policier qui arbore le Fu-Manchu. Tout pour plaire, à voir et revoir pour se souvenir que la polyvalente, c’était moche, mais tout de même une pierre angulaire vers nos destinés respective.

Catégories : Cinéma

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