Entries from octobre 2007

L’oublis fait trébucher les plumes.

Jeudi,25 oct, 2007 · 5 commentaires

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Je me demande si c’est une question en soit. Est-ce que j’écris pour chasser l’oublis ou bien est-ce que j’écris parce qu’essentiellement j’oublis ce que j’avais à dire?

Dans le cas présent, on peut parler d’un maux qui me ronge alors que, les mains dans les poches à me balader dehors durant une froide matinée d’automne, l’inspiration et les propos se bousculent au point d’en faire écho à mon IPod. L’angoisse réside dans le simple fait d’être ‘à blanc’ dès que le temps d’écrire est venu. La solitude d’un Mercredi soir, théoriquement, après les obligations professionnelles, devrait être le moment propices aux folies rédactrices. Faire dans la science fiction, ça serait définitivement le temps et l’endroit idéal pour faire danser des dragons dans ma tête folle.

Mais rien…

Absolument rien…

On parle difficilement ici de l’action d’écrire parce que si l’on excluait le mouvement obligatoire de mes doigts sur les touches, mon reflet un peu inexacte sur le mur due à l’incandescence de mon écran serait invariablement immuable sur mon mur ‘mi-blanc mi-beige’.

Des évènements, des scénettes, des lignes de dialogues sans fins, des regards imaginaires sans preneurs. J’en ai franchement marre des parcelles d’idées qui me hantent depuis que j’ai quitté les bancs d’écoles et des presque envies qui me tiennent toujours un peu alerte.

On m’a fait remarquer aujourd’hui qu’à ne pas savoir quoi choisir, on procède à l’élimination de ce que l’on ne veut pas. Mais justement, j’ai de moins en moins envie de vivre ma vie en fonction de l’évacuation des désagréments, j’ai envie d’inclure, de vouloir, de rechercher.

Si ce n’était du confort indéniable que je ressens auprès de ma douce, je pourrais affirmer que ma vie actuel est vide de motivation. Pas que je suis malheureux, je suis au neutre. Comme une voiture sport en quarantaine pour l’hiver. L’impression de performance cloîtrée dans le confort et la chaleur.

Ça doit être le blues d’automne, ou la crise de la mi-vingtaine, ou les contrecoups du ‘Y2K’. En fait, c’est probablement rien, juste une tranche de vie qui est moins fraîche qu’une autre.

Cheers, j’crois pas être le seul au neutre ici alors, levez vos verres, c’est tout ce qu’il reste à faire pour sauver sur l’hydro et le chauffage.

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Friday Freebies…

Vendredi,19 oct, 2007 · Un commentaire

Oui, je sais, beaucoup de paresse et trop peu d’excuses. Que voulez-vous, l’automne je m’emmitoufle et je n’ai pas nécessairement toujours des choses intelligentes à dire. Reste alors les bêtises, qu’elles soient neuves ou comme dans le cas de ce Vendredi, un petit peu vieillottes.

Freebie du Vendredi, un programme double de Dennis Leary. Enjoy!

Catégories : Divers

Daydream your life away …

Samedi,13 oct, 2007 · Un commentaire

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L’entrée risque d’être quelque peu désordonnée, vu l’absence de sujet réel, mais je crois qu’il y a tout de même une couche d’écume qui nécessite évacuation ici et, jusqu’à preuve du contraire, je peux encore utiliser mon espace pour endosser mes niaiseries et mon intolérance.

Qui est le débile congénital qui a inventé le concept même du 5 à 7? Au tout début, comment diable le tout à pu se concrétiser. Je peux comprendre les soirées d’anniversaires, les ‘get together’, les retrouvailles de polyvalentes, les soirées de fille et même, à la limite, les rencontre Avon. Mais les 5 à 7 et le partage de ‘plugs’ professionnelles, ça me dépasse totalement.

L’un des désagrément d’être à l’emploi d’une Galerie est de devoir à l’occasion sortir ses beaux atouts pour charmer les éventuels exposants et surtout les éventuels marchands d’art du Dimanche. L’exercice me déplait grandement mais, pour le bien de la business, je suis prêt à prendre sur moi et à me farcir la chose. Mais là ou la pratique frôle l’insignifiance crasse c’est lorsque ces évènements s’articulent autour d’absolument rien sinon que de ‘flasher’ devant des piques assiettes aux poches pleines de troues.

Les vernissages, les lancements, les expo ventes, c’est du concret, de l’utile. Mais un simple 5 à 7, avec barman ‘acrobate’ et robes commanditées … J’préfère encore m’agrafer les couilles sur du ‘presswood’ plutôt que d’avoir à reprendre la chose.

Les conversations insignifiantes, la musique d’ascenseur, les trop nombreuses poignées de main… j’ai franchement l’impression que les 5 à 7 ‘flashy’ peuvent devenir dangereux pour notre société. Après tout, une nation sous l’influence portait presque en louange l’holocauste de million de juifs, comment alors est-ce que cent personnes dans une même pièce avec du cidre de piètre qualité peut être considéré comme une bonne idée? Tout dans cette optique sonne faux et, armé d’un brin de curiosité morbide, je cherche souvent le tireur fou du coin de l’œil qui clouerait l’évènement avec un peu de substance pour une fois.

Si les gens ont un si grand besoin de tuer le temps avant le souper ou avant leur sortie, est-ce qu’un livre leur est à ce point désagréable qu’ils n’envisagent pas l’option? Ou encore un journal, une revue, un pamphlet, même un menu de restaurant si il faut mais tenu vous loin des 5 à 7 sur commandité et sous substantiel. Ou si comme moi vous êtes un peu forcé, longer les murs et attendez que ça passe. Ça ne sera pas moins insignifiant, mais votre intégrité vous remerciera et la dérision que vous appliquerez par la suite sur toute la chose sera au moins divertissante, à défaut d’être appréciée par la majorité des gens.

Cheers …

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Images et poésie !

Vendredi,5 oct, 2007 · Un commentaire

La Cinémathèque Québécoise présente cet automne une superbe sélection de films d’animations tournant autour de la thématique de la Poétique et de son utilisation dans un contexte de création filmique.

Divisé en deux séances, la programmation sélectionnée en association avec le Festival d’animation d’Ottawa et sous la supervision de Marcel Jean présente plus d’une vingtaine de courts regroupés sous cette thématique.

La première était hier (Jeudi le 4 Octobre) et je vous suggère fortement d’assister à la deuxième ce Samedi.

Comme toute programmation, il y en a pour tous les goûts mais l’amalgame est définitivement un bonbons pour les yeux et pour les oreilles alors que l’on redécouvre certains poètes, certains animateurs mais surtout, l’on en découvre plusieurs.

J’y reviendrais avec une appréciation plus étoffée mais je vous laisse avec un petit vidéo ‘agace-cul’ mettant en image le poème At the Quinte Hotel de Al Burdy.

At the Quinte Hotel

I am drinking
I am drinking beer with yellow flowers
in underground sunlight
and you can see that I am a sensitive man
And I notice that the bartender is a sensitive man too
so I tell him about his beer
I tell him the beer he draws
is half fart and half yellow horse piss
and all wonderful yellow flowers
But the bartender is not quite
so sensitive as I supposed he was
the way he looks at me now
and does not appreciate my exquisite analogy
Over in one corner two guys
are quietly making love
in the brief prelude to infinity
Opposite them a peculiar fight
enables the drinkers to lay aside
their comic books and watch with interest
as I watch with interest
A wiry little man slugs another guy
then tracks him bleeding into the toilet
and slugs him to the floor again
with ugly red flowers on the tile
three minutes later he roosters over
to the table where his drunk friend sits
with another friend and slugs both
of em ass-over-electric-kettle
so I have to walk around
on my way for a piss
Now I am a sensitive man
so I say to him mildly as hell
“You shouldn’ta knocked over that good beer
with them beautiful flowers in it?
So he says to me “Come one?
So I Come On
like a rabbit with weak kidneys I guess
like a yellow streak charging
on flower power I suppose
& knock the shit outa him & sit on him
(he is a little guy)
and say reprovingly
“Violence will get you nowhere this time chum
Now you take me
I am a sensitive man
and would you believe I write poems?
But I could see the doubt in his upside down face
in fact in all the faces
“What kind of poems?
“Flower poems?
“So tell us a poem?
I got off the little guy reluctantly
for he was comfortable
and told them this poem
They crowded around me with tears
in their eyes and wrung my hands feelingly
for my pockets for
it was a heart-warming moment for Literature
and moved by the demonstrable effect
of great Art and the brotherhood of people I remarked
“— the poem oughta be worth some beer?
It was a mistake of terminology
for silence came
and it was brought home to me in the tavern
that poems will not really buy beers or flowers
or a goddam thing
and I was sad
for I am a sensitive man.

Catégories : Cinéma · Divers