
Je me demande si c’est une question en soit. Est-ce que j’écris pour chasser l’oublis ou bien est-ce que j’écris parce qu’essentiellement j’oublis ce que j’avais à dire?
Dans le cas présent, on peut parler d’un maux qui me ronge alors que, les mains dans les poches à me balader dehors durant une froide matinée d’automne, l’inspiration et les propos se bousculent au point d’en faire écho à mon IPod. L’angoisse réside dans le simple fait d’être ‘à blanc’ dès que le temps d’écrire est venu. La solitude d’un Mercredi soir, théoriquement, après les obligations professionnelles, devrait être le moment propices aux folies rédactrices. Faire dans la science fiction, ça serait définitivement le temps et l’endroit idéal pour faire danser des dragons dans ma tête folle.
Mais rien…
Absolument rien…
On parle difficilement ici de l’action d’écrire parce que si l’on excluait le mouvement obligatoire de mes doigts sur les touches, mon reflet un peu inexacte sur le mur due à l’incandescence de mon écran serait invariablement immuable sur mon mur ‘mi-blanc mi-beige’.
Des évènements, des scénettes, des lignes de dialogues sans fins, des regards imaginaires sans preneurs. J’en ai franchement marre des parcelles d’idées qui me hantent depuis que j’ai quitté les bancs d’écoles et des presque envies qui me tiennent toujours un peu alerte.
On m’a fait remarquer aujourd’hui qu’à ne pas savoir quoi choisir, on procède à l’élimination de ce que l’on ne veut pas. Mais justement, j’ai de moins en moins envie de vivre ma vie en fonction de l’évacuation des désagréments, j’ai envie d’inclure, de vouloir, de rechercher.
Si ce n’était du confort indéniable que je ressens auprès de ma douce, je pourrais affirmer que ma vie actuel est vide de motivation. Pas que je suis malheureux, je suis au neutre. Comme une voiture sport en quarantaine pour l’hiver. L’impression de performance cloîtrée dans le confort et la chaleur.
Ça doit être le blues d’automne, ou la crise de la mi-vingtaine, ou les contrecoups du ‘Y2K’. En fait, c’est probablement rien, juste une tranche de vie qui est moins fraîche qu’une autre.
Cheers, j’crois pas être le seul au neutre ici alors, levez vos verres, c’est tout ce qu’il reste à faire pour sauver sur l’hydro et le chauffage.
5 réponses so far ↓
dean // Vendredi,26 oct, 2007 à 12:56
Pour quelqu’un qui chercche quoi dire, ce n’est pas si mal. ;) Tu ecris bien aussi.
Tu es au neutre? Tu fais de l’exercice?
Je vais etre un peu cru, leve ton cul et bouge! ;)
(Oups, c’est dans ma nature d’etre un peu direct.)
(Tombe sur ton blogue par hasard sur TLMEB, desole pour les accents, clavier anglais.)
Stephane // Vendredi,26 oct, 2007 à 2:03
Ouais,
Me remettre au Basket Ball me ferait le plus grand bien.
Pas évident les sports organisés et les grandes villes, c’est cher sans bon sens pour se faire suer le suif.
CaR0 // Vendredi,26 oct, 2007 à 7:51
Je comprend parfaitement ce que tu veux dire! On a cette envie d’écrire toute la journée, et puis une fois assis devant l’écran, plus rien à dire, on a tout oublié! C’est frustrant, c’est comme un refoulement constant.
Pour ce qui est de ma page, je ne me ferai pas tatouer le logo de Greenpeace, ne t’en fait pas, je veux seulement un dessin de plume. ;)
Stephane // Vendredi,26 oct, 2007 à 8:13
Encore faut-il avoir quelque chose à refouler.
J’me pose définitivement la question.
Sevrine // Mardi,27 nov, 2007 à 12:42
C’est la crise de la mi-vingtaine, moi-aussi je l’ai vécue…ainsi que plusieurs des mes amis…
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