Sinking ship seeking heartwarming shore …

Mercredi,21 nov, 2007 · 3 commentaires

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Non, détrompez-vous, je ne suis pas six mois en retard dans les nouvelles. J’étais bel et bien au courant de la sortie du cinquième album de Modest Mouse, en fait, je l’attendais avec impatience et il tourne dans mon Ipod relativement régulièrement depuis sa sortie.

Mais, la beauté de ma tête un peu folle c’est que bien souvent je me donne le luxe ‘d’oublier’ un album. Volontairement, je choisis de délaisser un album que j’aime bien pour m’offrir le luxe de le redécouvrir lorsque le temps s’y prêtera. Cette semaine, la première neige un peu hésitante et le froid pénétrant étaient propice au retour des Mouses dans les oreillettes de mon Ipod.

We Were Dead Before the Ship Evan Sank est donc le 5e LP des Modest Mouse avec sensiblement le même noyau de membre, s’ajoutant au groupe l’ancien Smiths Johnny Marr.

Rien de bien nouveau, on garde la belle folie qui a si bien fonctionné auparavant sauf que cette fois il y a une belle couche de verni par-dessus cette rébellion organisée. La voix de Brock sur cet album est tout sauf banal et sur plusieurs refrains, le chanteurs semblent possédé par autre chose que le simple désir d’enregistrer une bonne chanson. Brock semble avoir une mission derrière la tête.

Laissez moi essayer d’expliquer tout ça. Vous savez, lorsque vous visionnez un film et que la bande son est bien souvent plus révélatrice de l’action que l’action elle-même? Cette musique bien rythmé sur les montages typiques aux films d’actions des années 80, ou encore ces ballades mielleuses sur dramatique qui arrache les larmes de la belle qui se voit éloignée de son beau. Cette musique parle mais surtout, habite, et c’est l’effet qu’offre ce cinquième disque des Mouses. Particulièrement la pièce d’introduction, March Into the Sea, qui est un hymne picaresque limite démentiel qui élève l’album au rang d’inoubliable dès les premières secondes.

Pas que l’album soit exceptionnel, mais cette pièce prise de façon singulière est suffisamment puissante pour marquer l’album en entier. Comme si votre banale promenade en solitaire du Dimanche soir pour acheter du lait pouvait soudainement se transformer en quête effrénée pour sauver la veuve et l’orphelin. En fait, je crois que cette chanson est potentiellement dangereuse puisque l’écoute répéter de celle-ci peut provoquer des envies spontanées telles que bousculés la personne devant vous qui n’avance pas au rythme de la musique, ou encore vous lancer devant une voiture pour voir si elle vous évitera ou si vous serez assez agile pour sauter par-dessus. Une folie à découpée soigneusement au couteau mais, lorsque bien ciselée, oh combien profitable.

N’attendez plus, ne vous offrez pas mon luxe et plongez dans cet album, à pieds joints la queue entre les jambes si possible.

March into the sea (extrait)
Let’s shake hands if you want but soon both hands are gone, ha-ha-ha!

Well treat me like the sea oh so salty and mean, oh-ha-ha.
Oh treat me like the sea oh so salty and mean
oh-ha-ha. Treat me like the disease like the rats and the fleas.
Bang your head like a gong ’cause you call it all wrong, move your tongue.

Klang klang! Klang klang! Klang klang! Klang klang, klang klang!

Cut me down like a tree like the lumber or weeds, well discard who you please like the leaves off a tree. Drag me out of the sea and then teach me to breath. Give me forced health till I wish death on myself.

Catégories : Musique

3 réponses so far ↓

  • Karo // Mercredi,21 nov, 2007 à 2:37

    J’adore cet album, il est sur repeat dans l’appart pas mal souvent :)

  • CaR0 // Mercredi,21 nov, 2007 à 6:08

    Je suis très d’accord avec toi! J’aime beaucoup cet album moi aussi, je trouve (mais les gens ne sont pas toujours en accord avec cela) qu’il me fait penser à un groupe écossais. C’est la voix du chanteur, je crois, et l’espèce de folie qui plane sur toutes les chansons.
    J’aime beaucoup la chanson Spitting Venom, si tu veux mon avis.

  • Stephane // Mercredi,21 nov, 2007 à 6:25

    Bien heureux de voir que je ne suis pas seul à bord de ce navire (autant l’album que le blog a proprement parlé).

    C’est effectivement l’album qui se porte bien a repeat bien que ce matin j’ai plutôt transférer mon dévolu sur le dernier The Ataris qui est un plaisir coupable fort apprécié en ce matin plutôt morose au travail.

    Cheers!

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