Entries from décembre 2007

Les fêtes c’est risible aussi.

Vendredi,21 déc, 2007 · Un commentaire

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Pour avoir assisté à un nombre indécents de ‘party de Noël’ dans le cadre de mon deuxième emploi, combiné au fait que je suis cul par-dessus tête dans le revisionement de films des fêtes depuis plus d’un mois et dans l’écoute relativement active des chansons de Noel de Sufjan Stevens, je peux définitivement affirmer que l’esprit des fêtes ne me dépriment pas cette année.

Contrairement à mes fidèles habitudes.

Mais là n’est pas le sujet premier de mon billet. En fait, je veux m’attarder sur la tradition un peu surfaite qu’a les entreprises d’organiser des festivités de fin d’année pour leurs employés. Détrompez-vous, je n’ai absolument rien contre le fait de redonner un peu aux employés qui se crèvent le cul à l’année longue pour le bien d’une collectivité qui n’est pas la leur. Même que, bien souvent, ces mêmes employés s’entendent relativement bien entre eux et le fait de ce voir autrement qu’autour d’un cubicule feutrée ne peut que leur être bénéfique.

Mais il y a ces autres occasions.

Toutes ces fêtes qui ne lèvent tout simplement pas. J’en ai vu une bonne dizaine, dans plusieurs villes du Québec et pour plusieurs types d’entreprises différentes et il y a une règle quasi-absolue : Plus il y a d’employés, moins il y a de plaisir.

J’ai définitivement tout vu ce mois-ci. Le gars dans la mi-vingtaine qui s’enfile les bouteilles de rouges à une vitesse alarmante pour oublier qu’il déteste sa vie et son emploi à 40,000$ par année. La responsable du club sociale, exubérante au possible, qui parle à tout le monde mais que personne à sincèrement envie de lui répondre. Les responsables du ‘PR’ d’une pancanadienne qui parle un franglais uniformément répugnant. Et croyez-moi, j’en passe.

Mais peut importe le milieu ou l’ampleur de l’événement, les similitudes sont parfois surprenantes. En voici quelques-unes, à la volée comme ça, des récurrences qui se produisent dans la grande majorité des fêtes de fin d’année.

1- Thunderstruck de AC/DC et Jump Around de House of Pain jouent assurément quand le dance floor, aussi inexistant soit-il, a besoin d’être réanimé.

2- Les repas assis sont une formule gagnante pour former des groupuscule qui ne se lèveront pas de la soirée, créant ainsi l’effet très hostile d’être confortable nul part quand on est debout.

3- Si femme célibataire il y a avec une coupe de vin à la main, vient la troupe de ventru avec la cravate mal assorties qui vont s’essayer.

4- Plus il y a d’animation et d’activités organisé par le club social, moins les gens s’impliquent et plus ils parlent dans le dos de l’organisatrice de ces dites activités.

5- Etc.

Et ça continue, la liste est très longue mais la conclusion est très simple : Ayez l’esprit festif mais faites le avec vos proches et les gens que vous aimez. Les party à gauche et à droite, en plus d’être une dépense de temps et d’énergies, sont souvent une source de malaise en ce temps des fêtes et explique bien des blues provoqué par l’excès de vert et de rouge dans nos vies. Minimisez vos sorties mais maximisez vos présences, en bout de ligne tout le monde risque d’y gagner.

Et de grâce, n’envoyez pas vos blondes danser devant tout le monde pour simplement gagner des cadeaux mystères à 10$. En plus d’être pathétique, vous avez toutes les chances de voir votre copine vous boudez au retour à la maison et les gens qui travaillent autour de vous, comme je l’ai fais souvent, vont invariablement rire de votre relation, particulièrement si la dite copine est confortable comme un cône sur la piste de danse.

Sur ce, joyeuses fêtes!

Catégories : Divers

La nation au bout des poings.

Lundi,10 déc, 2007 · Pas de commentaire

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C’est en 1909 que Jack London a publié sa superbe nouvelle A Piece of Steak. À l’époque, les enjeux étaient bien différents mais tout de même, London avait su transporter son lecteur au travers des déboires et des aspirations d’un boxeur et il justifiait, de par sa plume et son propos, le statut de noble art qu’a longtemps obtenu la boxe professionnelle.

Depuis cette époque, le sport a drastiquement changé et le coté spectacle occupe désormais une place indéniable au cœur de ce cirque viril et médiatisé. L’individu n’est plus porteur d’une collectivité mais bel et bien garant de ses propres actions et intérêts et les cotes d’écoutes, nouvelle doctrine universelle, gèrent beaucoup de ficelles dans cette pratique.

Mais samedi soir, en direct de Las Vegas, la boxe a retrouvé une partie de son lustre lorsqu’elle a permis à deux hommes de s’affronter pour beaucoup plus qu’une poignée de dollars. Oui, Floyd Mayweather Jr. est une machine médiatique et chacun de ses combats rapportent énormément à la chaîne HBO et à tous les parieurs de ce monde. Ricky Hatton est aussi une grosse pointure en Angleterre et le succès était instantané du coté du vieux continent. Malgré toute la machine autour, toute la polémique un peu magouilleuse de la boxe actuelle, les deux hommes ont réussi à faire une chose très noble.

Ils ont rassemblés.

Des milliers de hooligans avaient traversés l’Atlantique pour venir encouragé leur héros local. Les chants fusaient de toute part au MGM Grand et il y avait même des huées durant l’hymne national américain. Tom Jones s’est joint à la fête et Samedi soir, d’abord et avant tout, c’est l’Angleterre qui venait sur le territoire américain pour répondre à la gifle envoyée par Mayweather fils. L’appel au duel était suffisant pour que l’orgueil anglaise soit touché et le représentant Hatton avait sa nation derrière lui, tambours et trompettes aidant, pour triompher du rêve américain.

Être dans film, Ricky Hatton aurait pu célébrer autour d’une Guiness dans le lobby du MGM Grand. Malheureusement, la logique l’emporte bien souvent dans ce bas monde et c’est là que la magie s’est franchement opérée. Prenant la défaite avec un sourire compréhensif, Hatton entendait encore l’écho de ses fans qui ne l’avaient pas abandonné. Ce n’était pas le résultat du duel qui importait, c’est la quête accomplie par le jeune Hatton qui avait permis aux chants de tous ces hooligans de se faire entendre partout à travers le monde.

Une nation derrière un seul homme, dans un contexte des plus véridique. Ça me rappelle pourquoi je peux apprécier autant la boxe. Derrière la violence, les coups et les blessures, il y a de l’humanité à l’état pure et lorsque celle-ci est extrapolé de façon planétaire comme c’était le cas ce Samedi, on ne peut qu’être bouche bée devant telle démonstration et se sentir petit.

Et faible…

La boxe n’est peut-être plus le noble art qu’il était, mais depuis Samedi, je me sens plus près de ses grands écrivains qui chérissaient la boxe d’antan parce que j’ai finalement compris pourquoi. Je vous laisse sur la fin de la nouvelle de London et je vous laisse le lien pour la lire en entier, un bijou que je saisis maintenant…finalement.

He covered his face with his hands, and, as he cried, he remembered Stowsher Bill and how he had served him that night in the long ago. Poor old Stowsher Bill! He could understand now why Bill had cried in the dressing-room.

A PIECE OF STEAK (en entier)

Catégories : Sports

Poésie automatique de décembre

Vendredi,7 déc, 2007 · 2 commentaires

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Voilà, ça fait un certain moment que je n’ai pas écris quoi que ce soit et ce matin, pour plusieurs raisons, je me sentais inspiré en marchant vers le travail.

Ceci en est le résultat, un peu brouillon, mais suffisamment satisfaisant pour que je le publie ici. Désolé, c’est en anglais, l’inspiration venant ainsi ce matin. Et si vous avez une idée de titre, ne vous gênez surtout pas.

The story goes like this.
There is a man, not sick nor dying,
Walking in the fresh morning snow.

The crispy sound of his footsteps drives his thinking:
‘If I can’t see the road beneath my feet
what’s the point of walking?’

You see that’s the thing with fresh fallen snow.
The path ahead disappears to a simple rumor
and all you have left is the mark of your footsteps behind.

Recalling where you’re from
Imposing where you were!

And the tree can’t grow anymore with freshly teared roots.
It can only wait in hope
that some caring soul will carry his new life into better grounds.

Higher grounds!

That’s the story of this man.
A hopeful tree carried by a thoughtful lover.
Not knowing what’s to come next
but keeping an eye on the past revealing morning snow.

In hopes to reach this higher ground
and flourish for the first time.

Catégories : Divers

Les conflits et moi …

Mardi,4 déc, 2007 · 5 commentaires

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Allons-y d’une confidence, je fuis les conflits depuis toujours si ma mémoire ne me fait pas défaut. C’est plus fort que moi, si il y a un potentiel de friction, de lever le ton ou de casser de la vaisselle, je change de pièce, d’indicatif régional ou encore de ville. Bref, si une situation conflictuelle m’affronte de pleins fouets, je suis passé expert à l’art d’esquiver pour renverser la vapeur et ramener le sujet vers une pente plus agréable.

Mais il y a des situations que je ne contrôle pas …

Samedi dernier, je devais me rendre à Sherbrooke pour le travail et le co-voiturage était de mise. Petite histoire courte, je n’ai absolument rien contre les fumeurs. Le concept de se pourrir la vie pour mourir plus jeune m’est très familier étant un apôtre de la mal-bouffe et de la bière par-dessus le marché. Mauvaise habitude pour mauvaise habitude, la cigarette n’est pas plus dommageable qu’un ‘quart de livre’ ou d’une soirée devant le X-Box. Bref, fumez en paix.

Mais là où l’action de fumer me dérange un peu, c’est dans des lieux clos. Et par lieux clos, j’entends particulièrement une voiture sur l’autoroute à -20 degrés à l’extérieur. Encore là, fumez dans sa voiture est une action naturelle et compréhensible mais, en quoi l’odeur de la cigarette dérange un fumeur à ce point? Si c’est ta voiture et que tu fumes à l’intérieur, assume l’odeur, c’est la moindre des choses? Pourquoi moi je dois me torcher les fenêtres ouvertes sur l’autoroute à -20c pour que la voiture ‘ne pue pas’.

Avoir été une personne différente, j’aurais probablement tapé sur la tête de la conductrice jusqu’à hémorragie cérébrale mais, étant l’être anti-conflit que je suis, j’ai retroussé mes orteils vers l’intérieur et j’ai grelotter en silence pendant deux heures.

Deux très longues heures et croyez moi que le peu de tolérance que je peux démontrer dans un week-end c’est épuisé à cette occasion particulière.

La morale de cette histoire? Être dans le Magicien d’Oz, je demanderais une infusion de sang ‘latinos’ pour exploser de colère lorsque l’occasion se présente.

Catégories : Divers