Juno

Jeudi,10 jan, 2008 · 2 commentaires

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Ça y est, moins de deux semaines après le nouvel an, je suis retourné au cinéma. Est-ce que je peux prendre ma ‘liste de résolutions’ et faire un petit crochet auprès de cette tâche? C’est définitivement la seule résolution que j’ai tenu de ma vie, compte tenu du fait qu’avant je me fixais des objectifs réalistes et pertinents comme ‘être heureux’, ‘être riche’ et ‘mesurer 6 pieds 4’. Donc, mon tournant vers la ‘vraie vie’ semble fonctionner et ma fonction voyeuriste d’amateur de cinéma semble vouloir revenir. Cachez vos enfants tout le monde, ça va faire mal.

Mais plus sérieusement, j’ai jeté mon dévolu sur le deuxième long métrage du canadien Jason Reitman (Thank you for smoking) : JUNO. Comédie dramatique sur une jeune adolescente du Minnesota qui vit une grossesse non désirée alors qu’elle décide de donner l’enfant naissant en adoption.

À première vue, la prémisse du film peut faire peur. Un engouement énorme dans la petite scène indie, avec les comparaisons inévitables et les phrases toutes faites du genre ‘le Little Miss Sunshine de cette année’. Pour coiffer ces comparaisons, le scénario provient d’une auteure/bloggeuse qui a fait ses lettres de noblesses en dansant seins nus un peu partout aux Etats-Unis et en relatant le tout dans plusieurs Blog et quelques bouquins. La participation de Diablo Cody est définitivement l’attrait ‘nouveau’ du film et, malheureusement, sa petite faiblesse aussi au niveau de l’écriture un peu trop uniforme. Le ton est très intéressant, mais tous les personnages sont coulés dans le même moule à savoir qu’ils ont tous la mèche très courte tout en conservant leur ‘cool’. En passant par-dessus ce petit moule rassembleur, le film n’en demeure pas moins très intéressant, dynamique et touchant. Reitman dirige très bien sa jeune brochette de comédiens et malgré la lourdeur du propos à première vue, les protagonistes sont si attachants que le tout passe très bien, voir trop bien. J’ai presque eu envie d’avoir des enfants par moment, après tout, ça semblait amusant de passer du temps avec eux et leur faire écouter des vieux classiques de Hershell Gordon Lewis. M’enfin bref, passons.

Je conseil fortement le déplacement pour le charme indéniable de Juno et la chance d’entendre la musique entraînante des Moldy Peaches a plusieurs occasions. Ça fait du bien comme film, dans la mesure ou j’ai envie de replonger à la polyvalente pour rire des sportifs et des ‘plottes à prof’. À voir dans un cinéma près de chez vous.

Catégories : Cinéma

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