
C’est un peu hors de mes sentiers battus mais tout de même, la nouvelle était trop juteuse pour que je m’abstienne de la commentée.
Victor Lévy-Beaulieu, dans un geste rempli d’espoirs, brûle un exemplaire de son dernier roman lors de son lancement et annonce son retrait de la vie publique pour une période indéterminée.
D’abord curieux, j’ai ensuite fait place à une profonde incompréhension du geste. Bien que je ne sois pas un amateur de littérature de Lévy-Beaulieu, nul doute que le personnage a offert un apport important à notre littérature collective et son dégoûts face au statut actuel du débat souverainiste me pousse vers le non-respect de l’homme.
Laissant une distance entre son passé littéraire et son statut de citoyen est une chose qu’il ne faut pas perdre de vu et VLB, avec ce geste et la déclaration subséquente, n’hésite pas à détruire son patrimoine parce que les choses n’avancent pas comme il le souhaite. VLB se cache derrière la puissance de la patrie pour justifier son œuvre et ses actes mais comme cette patrie semble encore frileuse, son réflexe est de lui retirer ses acquis par protestation.
Vous y voyez du sens? Une forme de chantage/caprice de la part de VLB qui voulait voir un Québec-Pays de son vivant. Non seulement ça confirme que la cause souveraine est belle et bien celle d’une génération éteinte et en complète dichotomie de la génération actuelle, mais ça appuie aussi l’urgence de revamper les revendications au lieu de simplement ‘bouder’ parce qu’on a voté non à deux occasions.
Si VLB ne peut saisir cette évidence, c’est peut-être une bonne chose qu’il se retire du débat. Mais de là à brûler son œuvre symboliquement, il y a marge. Des caprices d’enfants de 4 ans de la part d’un homme d’âge mur respecté, moi, je trouve ça ridicule. Mais bon, c’est juste mon opinion.


