Entries from février 2008

VLB chauffe aux livres !

Jeudi,28 fév, 2008 · 5 commentaires

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C’est un peu hors de mes sentiers battus mais tout de même, la nouvelle était trop juteuse pour que je m’abstienne de la commentée.

Victor Lévy-Beaulieu, dans un geste rempli d’espoirs, brûle un exemplaire de son dernier roman lors de son lancement et annonce son retrait de la vie publique pour une période indéterminée.

D’abord curieux, j’ai ensuite fait place à une profonde incompréhension du geste. Bien que je ne sois pas un amateur de littérature de Lévy-Beaulieu, nul doute que le personnage a offert un apport important à notre littérature collective et son dégoûts face au statut actuel du débat souverainiste me pousse vers le non-respect de l’homme.

Laissant une distance entre son passé littéraire et son statut de citoyen est une chose qu’il ne faut pas perdre de vu et VLB, avec ce geste et la déclaration subséquente, n’hésite pas à détruire son patrimoine parce que les choses n’avancent pas comme il le souhaite. VLB se cache derrière la puissance de la patrie pour justifier son œuvre et ses actes mais comme cette patrie semble encore frileuse, son réflexe est de lui retirer ses acquis par protestation.

Vous y voyez du sens? Une forme de chantage/caprice de la part de VLB qui voulait voir un Québec-Pays de son vivant. Non seulement ça confirme que la cause souveraine est belle et bien celle d’une génération éteinte et en complète dichotomie de la génération actuelle, mais ça appuie aussi l’urgence de revamper les revendications au lieu de simplement ‘bouder’ parce qu’on a voté non à deux occasions.

Si VLB ne peut saisir cette évidence, c’est peut-être une bonne chose qu’il se retire du débat. Mais de là à brûler son œuvre symboliquement, il y a marge. Des caprices d’enfants de 4 ans de la part d’un homme d’âge mur respecté, moi, je trouve ça ridicule. Mais bon, c’est juste mon opinion.

Catégories : Bouquin

Mars avec des arachides … fuck la mode!

Mercredi,27 fév, 2008 · Pas de commentaire

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Mars approche. Fait relativement indéniable, j’ai aperçu le gros caoutchouc noir qui recouvre mes escaliers extérieurs pour la première fois depuis Novembre. Alors, soit le temps devient plus clément, soit une âme charitable est 3 mois en retard pour déblayer mon entrée.

Peut importe le point de vue, Mars débarque la semaine prochaine et avec lui vient les plans pour le printemps. Voyages, faire de l’exercice, sortir plus, prendre du soleil, appeler ses parents plus souvent … name it. Il y a le nouvel an pour les promesses irréalises et il y a le printemps pour les petites mises au point, le ménage sous le frigo et la réalisation troublante que oui ça existe une peau pas suffisamment bronzée.

Sauf qu’advenant le cas où tout est au point neutre dans votre vie, à quoi sert le dégel sinon qu’à inonder les rues?

Pas que j’y pense tant que ça ces temps-ci, mais comme mon boulot est de plus en plus redondant et que mes relations personnelles sont distantes et vides, je cherche définitivement une utilité à toute cette nouvelle effervescence qu’affichera les gens dès qu’ils auront le luxe de justifier le port des lunettes de soleil à l’extérieur.

Vouloir être moins déprimant, je suggèrerais Mars comme un tremplin ultime vers la découverte de l’inutilement nouveau. Par exemple, combien de fois dans une semaine peut-on manger de la poutine sans mourir d’une crise cardiaque prématurée? Aussi, chercher à savoir pourquoi le MacDonald au coin de Mont-Royal et Parc a fermé ses portes alors qu’il était le seul à des kilomètres à la ronde, près du Mont-Royal qui pullulent de jeunes étudiant pauvres en quête de gras trans.

Quoi qui l’en soit, c’est ma façon de souligner le changement de saison. J’aurais pu faire une parade, ou faire des petites ‘X’ avec un feutre sur un petit calendrier posé sur le mur de mes chiottes mais non, j’abuse du mot ici et peut-être que je récidiverais en Avril.

C’est tellement des beaux prétextes pour dire des niaiseries, douze fois par année et jamais personne ne peut vraiment te critiquer parce qu’ils sont aussi caves que toi, ils sont prient dans le moule et doivent aussi payer leur loyer le premier du mois. Veut veut pas, on est prisonniers des changements mensuels. Aussi bien en rire, ce n’est pas comme si un changement de calendrier universel était imminent et comme personne apprécie ma motion de vivre avec un gros criss de mois de 360 jours avec 5 journées flottantes de sommeil intensif, je vais me soustraire à la majorité.

Mais j’espère encore …

Catégories : Divers

Cabotinons autour de Lindsay Lohan!

Dimanche,24 fév, 2008 · 3 commentaires

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Bon, ce n’est pas du tout mon sujet de prédilection mais n’empêche, j’en ai suffisamment entendu parler pour ressentir le besoin d’émettre une opinion.

Pourquoi est-ce que les photos nues de Lindsay Lohan suscite autant d’intérêts?

Pour vous remettre en contexte, rappelez-vous que récemment, dans une tentative de remettre sa carrière sur les rails, la jeune starlette s’est prêtée au jeu d’un photographe de renom pour apparaître dans son plus simple appareil devant l’objectif, dans un hommage à la légendaire Marilyn. On ne peut pas blâmer Lohan de vouloir sauver les meubles, après tout, c’est dans son intérêt que de mettre un peu d’ombre sur ses mauvaises habitudes de consommations, si l’on peut dire.

Ce qui me dépasse en fait c’est tout l’engouement autour des dites images. Dans notre époque qui carbure à la retouche, à photoshop et aux images de réclames format géant sur le bord des autoroutes, j’ai énormément de mal à concevoir en quoi un peu de naturel peut froisser les gens. Quelques exemples de commentaires plutôt débiles entendus lors des derniers jours.

‘Ouache, elle a des tâches de rousseurs’

‘Bof, ces seins pendent’

‘Elle pourrait avoir des mamelons plus durs’

‘Franchement, elle se met pas à son avantage’

Et la liste est longue croyez moi. Mais dans tout ce lot d’idiotie crasse, ce qui me sidère c’est que le tout provient souvent de la même bouche qui critique les mêmes réclames géantes avec de cinglantes répliques comme ‘Bah, c’est toute photoshoppé ça, dans vrai vie, est moins belle que moi s’fille là’.

Allez, ajustons nos violons. On veut de la retouche ou on veut se faire remettre nos défauts en pleine face? Messieurs, quand votre tendre moitié affiche des varices, des boutons, des poils, des ecchymoses, des vergetures et autres ‘imperfections’ corporelles, que faites-vous? Vous ‘photoshoppé’ dans votre tête? Vous donnez une couche de ‘stucko’ en espérant ‘patcher’ le problème? Vous hurlez et nié le tout?

Autant de questions légitimes que je vous envois parce qu’honnêtement, ça me dépasse. Fondamentalement, l’exercice et le traitement photographique sont intéressants, le grain de la pellicule étant cruel et la physionomie de Lohan étant complètement exposée. Personnellement, j’encourage le geste dans la mesure ou il demeure respectueux.

Un autre point ici, si les tâches de rousseur sur une célébrité vous agacent, je vous suggère plusieurs années de thérapie parce que soumis au même traitement, probablement que vos défauts corporels vous feraient songer à vous passer la corde au cou.

Pensez-y, parfois un peu de silence ça ne fait pas de mal et ça évite d’avoir l’air d’un gros colon qui trippe secrètement sur les seins à 10,000$ et le bronzage jaune-orange lustrée.

Cheers!

Catégories : Divers

There will be blood

Mardi,12 fév, 2008 · 2 commentaires

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Oh yes, there will be blood

Un film colossal que nous offre P.T. Anderson cette année. Loin de ses exercices maniérés qu’étaient Magnolia ou Punch Drunk Love, Anderson rapplique avec un récit tout en finesse sur la montée vertigineuse d’un magnat du pétrole au début du 19e siècle. Banale à première vue, la prémisse vaguement inspirée du roman OIL d’Upton Sinclair dévoile une multitude de facettes qui enrichies l’évolution des personnages et offre aux spectateurs une dichotomie très violente entre le discours religieux et l’ambition capitaliste qui a forgée l’Amérique moderne telle qu’on la connaît. Puisant dans le bagage fondateur d’une nation basée sur la fierté et la liberté, Anderson mets sur la table un personnage principal, Daniel Day Lewis plus intense que jamais, qui n’arrêtera devant rien pour s’isoler de la société en s’élevant au-dessus d’elle par l’acquisition matérielle et monétaire.

Mais bien au-delà de ce récit quasi épique, Anderson nous offre avec une merveilleuse retenue une multitude de lectures par rapport aux motivations de ses protagonistes. Que ce soit le magnat du pétrole, ou encore l’aspirant pasteur ambiguë ou même le fils adoptif, effacé, tous ces icônes puisent dans le coté sombre de l’être humain pour se définir, s’affranchir si l’on veut d’une existence qui ne récompense pas toujours le plus méritant mais bien celui qui a le plus de volonté.

Brillamment accompagné par la trame sonore de Johnny Greenwood (Radiohead), le film s’introduit sur une quinzaine de minutes sans dialogue nous laissant découvrir, sobrement, le personnage extravagant que va devenir Daniel Day Lewis. La solitude et la volonté aux portes de l’opportunité promise par ses ruées vers l’or improvisée du début du siècle. Des ‘self-made-men’ qui n’ont pour doctrine que leur réussite et comme limite … celle des autres.

On parle ici d’une aventure de 2h45 qui file comme une balle. J’en suis encore sans mots et pourtant j’essais de m’articuler devant autant de brio par un appareillage filmique. Il y a longtemps que le cinéma ne m’a pas aussi profondément ému et croyez moi, ça fait du bien.

Au fort de la course aux oscars, There will be blood risque d’y faire du bruit mais sa plus grande victoire sera sa reconnaissance à long terme. On y reviendera dans 10, 15 et même 20 ans. John Huston nous avait offert The Treasure of the Sierra Madre pour illustrer l’appât du gain chez celui qui peut creuser sa richesse. Anderson vient d’offrir le même cadeau à sa génération en insufflant une réflexion intarissable sur la rançon de la gloire.

Que seriez-vous prêt à sacrifier si l’on vous offrait une vie d’aisance et de richesses somptueuses? Une femme … un ami … un fils … une âme? Faites vos choix, le tout semble inévitable.

Catégories : Cinéma