
Peut-on abuser de la série Minuit le Soir? Personnellement, je crois que non vu que je pratique le revisionement des choses que j’apprécie depuis la plus tendre enfance mais quand j’en suis au point de profondément m’associer à ce que le petit écran me présente, je crois que oui j’abuse peut-être un peu.
Mais juste un peu …
Sans tomber dans les détails déprimants et ennuyeux, disons que je me cherche énormément ces temps-ci, autant personnellement que professionnellement. Dans ma période de doutes, comme toujours, je cherche des assises pour amorcer ma réflexion, mes changements. Des trucs auxquelles je m’identifie. Par le passé, j’ai trouvé du sens dans bien des choses mais rarement je me suis senti autant interpellé que par la franche humanité des textes de Minuit le Soir.
Oscillant entre la tristesse et la camaraderie sincère entre hommes, le sens se produit par l’accumulation de situation difficile qui, à force, forge des liens intarissables.
J’aimerais être à cette étape de ma vie, incluant les grandes tristesses, parce que je manque atrocement de moment ‘définitif’ depuis quelques années. Comme si je flottais en surface parce que je ne sais pas trop où plonger la tête pour amorcer ma progression.
Il y a les gens passionnés et il y a les autres qui en viennent à envier ces passions, comme si elles étaient plus grandes que nature. Mon problème n’est pas tant l’envie que le fait que je ressens une absence d’émotion viscérale, comme si la raison pouvait toujours tout désamorcer, envers et contre tous.
Et c’est triste … Parce que ce que la petite boite carré me présente si bien c’est que les moments fort de tous et chacun s’amorce par les passions et les réflexions déraisonnés. Moi, j’ai érigé la logique contre le malheur et maintenant, elle se retourne contre moi.
Merci la vie, maintenant, je dois changer tout l’appareillage parce que j’ai l’impression que mon bazou s’en va nul part.
On verra bien ce que ça donne…!




