Des cris et des pleures. Bien que le scénario ressemble à mes Samedi soir de pré-adolescence, le tout est bel et bien analogue en ce Samedi d’Avril et pour accompagner ma solitude et ma coupe (sans fond) de vin, il y a, les cris et les pleures du couple voisin. Va savoir pourquoi, ces deux là s’aiment de façon bruyante, certes, mais lorsque la haine fait son bonhomme de chemin, on ne parle plus de bruit mais bien de fracas dans ce cas-ci.
Et c’est là que les souvenirs refoulés remontent en surface … et c’est là que bien peu de choses font du sens.
Si seulement mes plans étaient demeurés intacts, ou ma motivation plus alerte, j’aurais pu éviter ces cris et ses pleures et, peut-être, devenir paisiblement heureux le temps d’une soirée.
En échange, j’ai la tête ailleurs, avant, et le cœur en pause. Parfois réconfortant, ce soir, tout cela pèse lourd et c’est plutôt l’impression d’immobilité plus que la peur du lendemain qui est contraignante dans le cas présente.
Alors l’objectif? On boit et on tente de rassembler ces moyens pour sauver les meubles en ce Samedi soir. Une sorite tardive peut-être … ou des surprises salvatrices.
L’on verra mais en attendant, baissez le ton. C’est si irritant les cris et ça laisse de grandes blessures dans le cœur des jeunes et moins jeunes. Pensez-y, refoulez les cris vous étouffe peut-être, mais au moins, ça n’altère pas l’existence des gens que vous aimez. Pour être un homme, dit-on, il faut faire ce ‘la bonne chose’. Il est temps d’emboîter le pas et de prendre sur soit. À chacun sa peine, si pénible soit t’elle.
Cheers!

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