
Après trois ans de silence radio autant d’un coté que comme de l’autre, mon père m’a contacté parce qu’il s’est souvenu, pour la première fois en 15 ans, que c’était ma fête en Avril. Il était un peu ‘off’ sur la date mais, comme ça, sans avertissement, il voudrait qu’on se revoie.
Et moi, tout ce à quoi je pense c’est comment il a eu mon numéro de téléphone…
Longue histoire courte, il est malade et il a besoin de réconfort, de gens qui l’aiment autour de lui. Et moi, ça me laisse de glace parce qu’en santé, il me laissait indifférent alors pourquoi devrais-je mettre de l’eau dans mon vin maintenant qu’il est malade? C’est pas que je le déteste, mais mon père n’a jamais dépassé le statut de ‘vague connaissance’ dans ma vie et très sincèrement, il me laisse ni chaud ni froid. Peu importe ce qui lui arrive, j’ai crée suffisamment de distance pour que ça ne m’affecte en rien sauf que cette-ci, je me sens presque coupable d’être aussi froid. Et c’est une première, je ressens rarement des remords pour des trucs que j’ai volontairement construits. Je peux regretter des échecs involontaires, mais quand c’est de mon plein vouloir que j’ai coupé les ponts, je ne vois pas pourquoi là, maintenant, je sens une pression de les remettre en place.
Bien évidemment, ma grand-mère qui applique de la pression pour que je lui donne une chance n’aide pas mais, tout de même, à quoi bon reprendre contact avec une personne qui, fondamentalement, n’a aucune relation avec vous sinon que sa maigre contribution de sperme durant une soirée trop alcoolisé? La paternité n’est pas acquise, dans le mesure où coucher avec une fille ne fait pas de toi un bon père. Tu ne peux pas brûler les ‘bouttes plates’ pour ensuite récolter les fruits d’une labeurs que tu n’a pas vécu.
Supposément, il est fier de moi, mais il était où alors que j’étais en plein chantier, sans trop d’identité, sans trop d’ambition, sans trop d’avenir? C’est trop facile de ressurgir comme ça et d’effacer l’ardoise.
Et je ne fais pas dans la facilité … et je n’ai pas le pardon facile … et j’ai le cœur froid plus souvent qu’autrement.
Alors à quoi bon s’en faire, les gens s’effaceront de toute façon un jour l’autres, est-ce que ça vaut vraiment la peine de les redessiner sous plusieurs angles? Une esquisse suffit, bien souvent, laissons les brouillons en paix, il n’y pas du beau dans tout, j’en suis persuadé.
En hommage à ce ‘père’ qui revient me hanter … Death Cab for Cutie …
Styrofoam PLates
There’s a saltwater film on the jar of your ashes… i threw them to sea but a gust blew them backwards and the sting in my eyes
That you then inflicted was par for the course just as when you were living.
It’s no stretch to say you were not quite a father but a donor of seeds to a poor single mother that would raise us alone, we never saw the money that went down your throat
Through the hole in your belly.
Thirteen years old in the suburbs of denver
Standing in line for Thanksgiving dinner at the catholic church. the servers wore crosses
To shield from the sufferance plauging the others. styrofoam plates, cafateria tables charity reeks of cheap wine and pity
And i’m thinking of you. i do every year
When we count all our blessings
And wonder what we’re doing here.
You’re a disgrace to the concept of family
The priest won’t divulge that fact in his homily and i’ll stand up and scream
If the mourning remain quiet, you can deck out a lie in a suit but i won’t buy it.
I won’t join in the procession that’s speaking their peace. using five dollar words while praising his integrity. and just cause he’s gone it doesn’t change the fact… he was a bastard in life thus a bastard in death.
3 réponses so far ↓
Jas Mc // Lundi,14 avr, 2008 à 12:07
un autre bélier, bonne fête compatriote :)
pour la relation père-fils, c’est sûr, on en connaît pas tout les détails et la version longue de l’histoire mais cette chanson est en effet assez de circonstances… un choix… touchant :)
Stephane // Lundi,14 avr, 2008 à 12:33
Bonne fête ‘partner’
J’ai édité en ajoutant la chanson en question, des mots sans musique, parfois, ça fait bien peu de sens.
Simon Dor // Mercredi,16 avr, 2008 à 3:27
Pour peu que ça puisse valoir, puisque je ne vis pas la situation en question, je cite un vers d’Akhenaton à propos justement des relations père-fils:
“Il est grand temps de construire, à défaut de reconstruire.” (dans “Un bout de route” de Chiens de paille)
Apporter un Commentaire