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La tag modifiée - version Cinéma!

Jeudi,1 mai, 2008 · 6 commentaires

Dean semblait avoir du temps de libre pour faire des découvertes, alors voilà, le même tag qu’en musique, mais version cinématographique.

Il n’y a pas de lien, sauf pour deux courts-métrages. Bon courage pour lire jusqu’à la fin.

Le film que tu as écouté récemment : J’ai revisionné pour la 20e fois, environ, Do the Right Thing de Spike Lee ce week-end, je m’en lasse pas.

Le film que tu écoutes le plus en ce moment : Disons dans le dernier 6 mois, The United States of Leland a roulé souvent dans mon lecteurs DVD.

Le film qui te rend joyeux instantanément : Even Dwarfs Started Small de Werner Herzog est un ‘feel good’ assuré. 1h30 de nains qui séquestre d’autres nains dans un institut psychiatrique de nains. Ça ne peut pas ne pas faire sourire.

Le film qui te fait le plus grand bien : Duck Amuck, le court-métrage de Chuck Jones avec un Daffy Duck au sommet de son art. En plus, j’vous offre le lien pour l’intégral, du sourire en canne.

Le film qui te fait pleurer automatiquement : Je pleure rarement devant un film, mais quand Tiny Tim meurt durant le Muppets’ Christmas Carol, j’ai une sévère montée. Et pourtant, c’est léger comme film, mais ce conte de Noël vient particulièrement me chercher.

Le film qui te rend nostalgique : Quelle heure est-il là-bas de Tsai Ming Liang me plonge inévitablement dans un état de réflexion et de retour en arrière. Un récit sensible sur la perte et la dualité, incroyable comment aussi peu de dialogue peut véhiculer autant d’émotions.

Le film que tu aimerais que l’on joue à tes funérailles : The Man Who Shot Liberty Valance, pour qu’on associe ma mort à celle de l’Ouest et de Lee Marvin, ça vaut le coup.

Le film que tu aimerais que l’on joue à ton mariage : In the Mood for Love de Wong Kar-Wai, encore et toujours… toujours et encore.

Le film que tu aimes d’un artiste que tu détestes : Je n’aime pas du tout Jean-Luc Godard, mais avec le recul, Le Mépris demeure un film avec lequel j’entretiens une relation amour/haine très intéressante.

Le film qui te fait penser à tes amis : Mr. Baseball parce que c’est la sélection du mois. Tom Selleck baby!

Le film qui te fait penser a quelqu’un qui te tient particulièrement à coeur : The Night of the Hunter, pour milles et une raison et Robert Mitchum.

Le film qui te fait penser a un membre de ta famille : The Wizard of Oz à cause de Noël dernier dans ma famille.

Le film qui te rappelle ton enfance : White Men Can’t Jump a été l’une des pierre angulaire de mon primaire. Oh oui, du grant art.

Le film qui te rappelle ton adolescence : The Rocky Horror Picture Show, j’ai tellement abusé de ce film là que mon VHS était craquelé de partout.

Le film dont tu aimes les dialogues : A Night at the Opera, avec Groucho Marx au sommet de son verbe et les autres Marx qui lui rendent la pareille. Y’a pas une seconde de silence dans ce film et tout est du bonbon.

Le film avec laquelle tu aimes t’endormir : Je m’endors rarement volontairement devant un film, mais je crois qu’un truc doux comme Waking Life de Richard Linklater ferait le travail.

Le film avec laquelle tu aimes te réveiller : J’en reviens aux ‘cartoons’ mais pour un vrai bon matin, y’a rien de mieux que Billy’s Balloon de Don Hetzfeldt.

Le film qui te fait penser à quelqu’un de mort : Dead Man de Jim Jarmusch. Le raccourci est facile, mais le film si beau …

Le film pour laquelle tu ferais n’importe quoi pour voir au cinéma : The Wild Bunch de Sam Peckinpah. Un déploiment comme ça, avec une violence lyrique, ça doit être succulent sur grand écran.

Le film qui te rappelle une nuit ou une soirée : Freaks de Tod Browning. Je me rappelle l’avoir écouté en boucle pendant une nuit de temps, quelle belle trame de fond.

Le film qui te fait penser à ce que tu vis maintenant : American Splendor, l’histoire d’Harvey Peckar, comme si l’ordinaire sur romancé venait me chercher.

Le film qui te représente le mieux dans ton ensemble : The Believer de Henry Bean. Pas tant pour l’aspect néo-nazi, non, mais plutôt pour l’ambivalence entre l’amour la haine, la tradition et le rejet et toute cette dichotomie qui habite, et finit par détruire, le personnage. Au-delà des conflits raciaux, c’est cette dimension qui vient me chercher.

Catégories : Cinéma

If you can’t leave it be might as well make it bleed!

Jeudi,24 avr, 2008 · 12 commentaires

J’ai ajusté mon tir hier soir après un revisionement revitalisant de From Dusk Till Dawn et j’ai compris ce qui manquait pour mettre du piquant dans ma vie.

Je ne suis pas assez méchant, dans la dimension absolue du terme. En y repensant, j’ai toujours eu des rapports admiratifs envers les grands méchants qui ont peuplés mon enfance. The Joker, Freddy Krueger, Bolo Yeung pour l’ensemble de son œuvre en tant que méchant dans des films de Karaté, Ivan Draco, j’en passe et les meilleurs. Quand je plonge dans mes souvenirs de jeunesses, ce n’est pas le Terminator qui venait me chercher, c’est le très fluide T-1000 qui volait tout simplement le film avec son regard de glace et son impitoyable acharnement.

Alors voilà, je crois que mon désir est de devenir l’un de ses méchants ‘larger than life’ qui ne peuvent qu’exister dans un film d’action ou dans un long métrage de Sam Peckinpah. Vous savez, les tatouages un peu dérangeants, la peau toujours un peu sale mais les dents impeccables, le regard froid, les répliques courtes mais efficaces et un genre de mysticisme défiant toute logique. Taillé sur mesure pour s’éviter, j’imagine, les attentes que peuvent provoquer un trop plein de bonnes intentions.

Pas que je n’aime pas les bonnes intentions, mais depuis quelques temps, elles semblent représenter un fardeau plus qu’un rapprochement. La solution? Trimballer un fusil sous mon veston maculé de poussière et de sang. Et finalement, pouvoir justifier l’achat de bottes de cowboys parce que oui, les méchants peuvent porter des bottes de cowboys simplement parce qu’elles deviennent une arme lorsque la petite étoile derrière est portée au visage d’un opposant récalcitrant.

La méchanceté pour la quiétude mais surtout, pour le look. Pensez-y …

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40,000 raisons d’avoir honte!

Lundi,10 mar, 2008 · Un commentaire

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Je dois en parler aussi, ça me dépasse littéralement. Comme le soulignait Helen sur son blog, les artisans du film québécois LES 3 P’TITS COCHONS se verront remettre des bourses totalisant 40,000$.

Tout simplement!

Si l’on suit la logique imparable de Telefilm Canada, on remet 40,000$ à l’équipe de Patrick Huard parce qu’ils ont fait de l’argent au box-office? Va t’on lui envoyer un panier de la Guignolée à Noël aussi en prime?

Non seulement Patrick Huard boude les célébrations du 10e anniversaire des Jutra mais en plus, ils reçoit un nanane parce qu’il a été un bon chien-chien pour Telefilm Canada?

Je crois que c’est le temps qu’un journaliste appel Pierre Falardeau pour la livraison express d’un camion rempli de marde pour l’ensemble de ‘l’œuvre’ de Patrick Huard et de Téléfilm Canada sur ce coup-là.

Suivant cette belle démonstration de respect envers les créateurs d’ici, on se demande vraiment quel coup de génie l’institution peut nous pondre. Une petite parade pour le prochain Canuel? Ou encore un doctorat honorifique pour le prochain cinéaste/humoriste qui parlera de cul et de tétons pendant 2 heures.

Ça me dépasse, littéralement, et après je me demande pourquoi c’est si pénible de faire apprécier un cinéma ‘différent’ aux gens quand on encourage l’insignifiance crasse à coup de 40,000$. Bravo Téléfilm Canada!

Catégories : Cinéma

There will be blood

Mardi,12 fév, 2008 · 2 commentaires

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Oh yes, there will be blood

Un film colossal que nous offre P.T. Anderson cette année. Loin de ses exercices maniérés qu’étaient Magnolia ou Punch Drunk Love, Anderson rapplique avec un récit tout en finesse sur la montée vertigineuse d’un magnat du pétrole au début du 19e siècle. Banale à première vue, la prémisse vaguement inspirée du roman OIL d’Upton Sinclair dévoile une multitude de facettes qui enrichies l’évolution des personnages et offre aux spectateurs une dichotomie très violente entre le discours religieux et l’ambition capitaliste qui a forgée l’Amérique moderne telle qu’on la connaît. Puisant dans le bagage fondateur d’une nation basée sur la fierté et la liberté, Anderson mets sur la table un personnage principal, Daniel Day Lewis plus intense que jamais, qui n’arrêtera devant rien pour s’isoler de la société en s’élevant au-dessus d’elle par l’acquisition matérielle et monétaire.

Mais bien au-delà de ce récit quasi épique, Anderson nous offre avec une merveilleuse retenue une multitude de lectures par rapport aux motivations de ses protagonistes. Que ce soit le magnat du pétrole, ou encore l’aspirant pasteur ambiguë ou même le fils adoptif, effacé, tous ces icônes puisent dans le coté sombre de l’être humain pour se définir, s’affranchir si l’on veut d’une existence qui ne récompense pas toujours le plus méritant mais bien celui qui a le plus de volonté.

Brillamment accompagné par la trame sonore de Johnny Greenwood (Radiohead), le film s’introduit sur une quinzaine de minutes sans dialogue nous laissant découvrir, sobrement, le personnage extravagant que va devenir Daniel Day Lewis. La solitude et la volonté aux portes de l’opportunité promise par ses ruées vers l’or improvisée du début du siècle. Des ‘self-made-men’ qui n’ont pour doctrine que leur réussite et comme limite … celle des autres.

On parle ici d’une aventure de 2h45 qui file comme une balle. J’en suis encore sans mots et pourtant j’essais de m’articuler devant autant de brio par un appareillage filmique. Il y a longtemps que le cinéma ne m’a pas aussi profondément ému et croyez moi, ça fait du bien.

Au fort de la course aux oscars, There will be blood risque d’y faire du bruit mais sa plus grande victoire sera sa reconnaissance à long terme. On y reviendera dans 10, 15 et même 20 ans. John Huston nous avait offert The Treasure of the Sierra Madre pour illustrer l’appât du gain chez celui qui peut creuser sa richesse. Anderson vient d’offrir le même cadeau à sa génération en insufflant une réflexion intarissable sur la rançon de la gloire.

Que seriez-vous prêt à sacrifier si l’on vous offrait une vie d’aisance et de richesses somptueuses? Une femme … un ami … un fils … une âme? Faites vos choix, le tout semble inévitable.

Catégories : Cinéma

Dickens se retourne dans sa tombe

Mardi,29 jan, 2008 · Pas de commentaire

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Il est vrai que je suis éveillé par rapport aux nouvelles cinématographiques mais celle-là, je peux difficilement concevoir qu’elle n’est pas atteint mon radar avant. Dans son perpétuel effort de détruire le monde à grands coups de médiocrité crasse, Robert Zemeckis planifie une destruction en règle du classique conte de Noël de Charles Dickens : A Christmas Carol.

Non seulement la simple présence de Zemeckis dans le projet fait frémir, le reste est absolument terrorisant. Le projet sera le coup d’envoi de sa nouvelle maison de production qui se spécialisera dans le ‘motion capture’, autrement dit, des films comme Polar Express et Bewolf vont polluer nos écrans à un rythme infernal.

Mais ce n’est pas tout. Jim Carrey sera l’heureux Mr. Scrooge dans cette adaptation en plus de jouer les trois fantômes de Noël. Pourquoi se compliquer la vie à faire un casting adéquat, on prend un bouffon qui peut faire des voix et on lui colle du CGI sur le museau pour obtenir une pléiade de personnages. C’est simple, rapide et on peut capitaliser sur le succès du bouffon en question.

C’est ce genre de projets qui me rappelle pourquoi c’est encore mal vu en 2008 d’être un fan de cinéma d’animations. Les imbéciles heureux comme Robert Zemeckis polluent les écrans avec des productions approximatives sans invention et c’est toute la petite communauté d’animateur qui en souffre. Déjà que John Lasseter ait vendu son âme à Disney, maintenant c’est Zemeckis qui dynamite l’univers du cellulo et du travail de moine.

C’est prévu seulement pour l’hiver 2009, mais j’appel déjà au boycott, histoire de ne pas manquer une seule occasion de traîner le projet dans la boue et de prévoir ma ‘I told you so dance’ pour l’occasion.

Catégories : Cinéma

Juno

Jeudi,10 jan, 2008 · 2 commentaires

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Ça y est, moins de deux semaines après le nouvel an, je suis retourné au cinéma. Est-ce que je peux prendre ma ‘liste de résolutions’ et faire un petit crochet auprès de cette tâche? C’est définitivement la seule résolution que j’ai tenu de ma vie, compte tenu du fait qu’avant je me fixais des objectifs réalistes et pertinents comme ‘être heureux’, ‘être riche’ et ‘mesurer 6 pieds 4’. Donc, mon tournant vers la ‘vraie vie’ semble fonctionner et ma fonction voyeuriste d’amateur de cinéma semble vouloir revenir. Cachez vos enfants tout le monde, ça va faire mal.

Mais plus sérieusement, j’ai jeté mon dévolu sur le deuxième long métrage du canadien Jason Reitman (Thank you for smoking) : JUNO. Comédie dramatique sur une jeune adolescente du Minnesota qui vit une grossesse non désirée alors qu’elle décide de donner l’enfant naissant en adoption.

À première vue, la prémisse du film peut faire peur. Un engouement énorme dans la petite scène indie, avec les comparaisons inévitables et les phrases toutes faites du genre ‘le Little Miss Sunshine de cette année’. Pour coiffer ces comparaisons, le scénario provient d’une auteure/bloggeuse qui a fait ses lettres de noblesses en dansant seins nus un peu partout aux Etats-Unis et en relatant le tout dans plusieurs Blog et quelques bouquins. La participation de Diablo Cody est définitivement l’attrait ‘nouveau’ du film et, malheureusement, sa petite faiblesse aussi au niveau de l’écriture un peu trop uniforme. Le ton est très intéressant, mais tous les personnages sont coulés dans le même moule à savoir qu’ils ont tous la mèche très courte tout en conservant leur ‘cool’. En passant par-dessus ce petit moule rassembleur, le film n’en demeure pas moins très intéressant, dynamique et touchant. Reitman dirige très bien sa jeune brochette de comédiens et malgré la lourdeur du propos à première vue, les protagonistes sont si attachants que le tout passe très bien, voir trop bien. J’ai presque eu envie d’avoir des enfants par moment, après tout, ça semblait amusant de passer du temps avec eux et leur faire écouter des vieux classiques de Hershell Gordon Lewis. M’enfin bref, passons.

Je conseil fortement le déplacement pour le charme indéniable de Juno et la chance d’entendre la musique entraînante des Moldy Peaches a plusieurs occasions. Ça fait du bien comme film, dans la mesure ou j’ai envie de replonger à la polyvalente pour rire des sportifs et des ‘plottes à prof’. À voir dans un cinéma près de chez vous.

Catégories : Cinéma

Images et poésie !

Vendredi,5 oct, 2007 · Un commentaire

La Cinémathèque Québécoise présente cet automne une superbe sélection de films d’animations tournant autour de la thématique de la Poétique et de son utilisation dans un contexte de création filmique.

Divisé en deux séances, la programmation sélectionnée en association avec le Festival d’animation d’Ottawa et sous la supervision de Marcel Jean présente plus d’une vingtaine de courts regroupés sous cette thématique.

La première était hier (Jeudi le 4 Octobre) et je vous suggère fortement d’assister à la deuxième ce Samedi.

Comme toute programmation, il y en a pour tous les goûts mais l’amalgame est définitivement un bonbons pour les yeux et pour les oreilles alors que l’on redécouvre certains poètes, certains animateurs mais surtout, l’on en découvre plusieurs.

J’y reviendrais avec une appréciation plus étoffée mais je vous laisse avec un petit vidéo ‘agace-cul’ mettant en image le poème At the Quinte Hotel de Al Burdy.

At the Quinte Hotel

I am drinking
I am drinking beer with yellow flowers
in underground sunlight
and you can see that I am a sensitive man
And I notice that the bartender is a sensitive man too
so I tell him about his beer
I tell him the beer he draws
is half fart and half yellow horse piss
and all wonderful yellow flowers
But the bartender is not quite
so sensitive as I supposed he was
the way he looks at me now
and does not appreciate my exquisite analogy
Over in one corner two guys
are quietly making love
in the brief prelude to infinity
Opposite them a peculiar fight
enables the drinkers to lay aside
their comic books and watch with interest
as I watch with interest
A wiry little man slugs another guy
then tracks him bleeding into the toilet
and slugs him to the floor again
with ugly red flowers on the tile
three minutes later he roosters over
to the table where his drunk friend sits
with another friend and slugs both
of em ass-over-electric-kettle
so I have to walk around
on my way for a piss
Now I am a sensitive man
so I say to him mildly as hell
“You shouldn’ta knocked over that good beer
with them beautiful flowers in it?
So he says to me “Come one?
So I Come On
like a rabbit with weak kidneys I guess
like a yellow streak charging
on flower power I suppose
& knock the shit outa him & sit on him
(he is a little guy)
and say reprovingly
“Violence will get you nowhere this time chum
Now you take me
I am a sensitive man
and would you believe I write poems?
But I could see the doubt in his upside down face
in fact in all the faces
“What kind of poems?
“Flower poems?
“So tell us a poem?
I got off the little guy reluctantly
for he was comfortable
and told them this poem
They crowded around me with tears
in their eyes and wrung my hands feelingly
for my pockets for
it was a heart-warming moment for Literature
and moved by the demonstrable effect
of great Art and the brotherhood of people I remarked
“— the poem oughta be worth some beer?
It was a mistake of terminology
for silence came
and it was brought home to me in the tavern
that poems will not really buy beers or flowers
or a goddam thing
and I was sad
for I am a sensitive man.

Catégories : Cinéma · Divers

Cronenberg trébuche et signe.

Mercredi,26 sept, 2007 · Un commentaire

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Le dernier effort de David Cronenberg, Eastern Promises, est au centre de bien des murmures cette semaine. Tantôt coup de cœur du public au dernier festival du film de Toronto, tantôt trop violent, tantôt touchant, tantôt marquant, une chose est sûre le long métrage fait jaser.

Pour ma part, j’avais plutôt choisi de fuir les rumeurs avant de visionner le film, histoire de ne pas bêtement créer d’attentes. L’expérience s’était avérer fort appréciable lors du visionnement de History of Violence, alors pourquoi ne pas répéter l’expérience ici.

Mais voilà, il est ici le problème, Eastern Promises est bien loin de History of Violence et on a bêtement l’impression que Cronenberg a manqué de souffle avant d’atteindre le fil d’arrivée et qu’il s’est bêtement laissé choire en espérant le traverser ni vu ni connu. Son choix de casting est discutable d’un bout à l’autre à l’exception de Viggo Mortensen qui est égal à lui-même. La subtilité a manqué le rendez-vous et la violence, presque poétique de History of Violence, ressemble plutôt maintenant à une farce de bien mauvais goût.

Je crois que je suis exagérément dur avec le film parce que je ne comprends pas vraiment la réaction quasi unanime des gens qui encense la grande humanité du film alors qu’il s’articule autour d’archétypes unidimensionnels mafiosi qui font passer la bande des Sopranos pour des aspirants au prix Nobel. La simplicité du film est tellement aberrante qu’on en vient à douter du réel talent de Cronenberg pour croire au perpétuel coup de chance qui le suit depuis des lustres. Comme si sa belle mascarade venait d’attraper un coup de vent de trop et que la misère bien dissimulée prenait toute la place.

Mais, si vous avez envie de voir la mafia russe faire la fête, boire de la Vodka et prendre des bains turques, voilà votre chance. Ou si encore vous préférez tenter l’expérience de voir un Français et un Allemand se parler en presque Russe, et ce dans le plus grand des sérieux s’il vous plait, voici potentiellement votre film fétiche.

En fait, il y a trop d’irritant dans la production pour réellement pouvoir en profiter. La violence est trop souvent gratuite, voir sans intérêt. Le scénario est prévisible, voir redondant. Et le film est tellement focussé sur le petit monde de la Mafia russe que le ‘vrai’ monde semble n’être qu’un arrière-plan très facultatif alors que l’assise du film repose sur la dichotomie entre Mafia et ‘vrai’ peuple. Bref, un beau raté de la part de Cronenberg. On passe l’éponge, on oublie et on attend le prochain j’imagine.

Et je vous laisse avec le lien d’une critique fort intéressante sur le sujet paru dans le New-Yorker. ICI

Catégories : Cinéma

The Blob, les 50’s en Technicolor s’il-vous-plaît

Jeudi,20 sept, 2007 · Un commentaire

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Ça faisait un petit bail que THE BLOB était sur ma liste à revoir. Depuis sa restauration par l’équipe de Criterion Collection, ce petit film trottait dans le fond de ma tête et l’accrocheuse chanson thème me hantait de temps à autre.

Chose promise, chose due, j’ai finalement revisionné cette merveille hier soir avec ma tendre moitié et croyez moi, même mes souvenirs en ont eu pleins les yeux tellement la vision était resplendissante.

Un ‘jeune’ Steve Mcqueen (27 ans à l’époque, jouant les ados un peu perdus) tient l’affiche de cette aventure contre une créature de l’espace qui menace une paisible ville sans histoire des Etats-Unis. Personne ne peut l’expliquer, personne ne peut l’arrêter, le Blob est le monstre parfait. Sans moral, sans histoire, sans hésitation, une terreur ambulante pour tous et chacun.

Mais plus sérieusement, le film rassemble tous les éléments qui nous rendent nostalgiques de l’époque des ‘Drive-In Double Features’. Bien avant que Tarantino et Rodriguez ramènent le phénomène à la mode avec leur sauce pas mal désagréable en bouche, il y a eu un tournant chez les producteurs et les maisons de production qui ont décidé de ramener à l’avant-plan ces ramasse-poussière d’antan. Criterion s’était déjà souvenu du Carnival of Souls mais ici, la pêche est jouissive avec le retour du Blob dans un joli format numérique peaufiné pour rester un autre 50 ans dans notre mémoire collective.

Je vous promets un beau moment si vous plongez dans le souvenir en embrassant la frayeur qu’apporte le Blob à votre écran. Non seulement, les prouesses techniques de l’époque demeurent intéressantes à l’œil, on ne peut qu’apprécier la créativité de ces jeunes ambitieux, ‘cgi-less’ qui produisaient leurs effets avec de la bonne vieille huile de bras. Pas que je n’aime pas notre époque tape à l’œil générée à l’ordinateur, mais l’éternel admirateur de Harryhausen et de Hanson qui sommeil en moi préfèrera toujours la bonne vieille inventivité technique à l’abondance technologique.

Beware of the Blob … il vous marquera si vos osez l’essayer. À vos risques et périls bien sûr.

 

Catégories : Cinéma

Superbad

Dimanche,26 août, 2007 · Un commentaire

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J’ai fais l’éloge de KNOCKED-UP ici même alors, il est tout naturel que je récidive avec la sortie de SUPERBAD, une autre production de la petite famille de Judd Apatow. Cette fois, il laisse la réalisation à Greg Motola qui, auparavant, c’est surtout consacré à la télévision et a collaboré avec Appatow sur son projet Undeclared. Seth Rogen est toujours à l’écriture et la sauce semble encore suffisamment épaisse pour bien fonctionner.

Mais, trêve de techniqualités, qu’en est-il de Superbad en tant que tel? Ce qui frappe d’abord et avant tout c’est l’incroyable dynamique entre Micheal Cera et Jonah Hill. Je ne parle pas d’une cohésion légendaire digne d’un Midnight Cowboys mais plutôt d’une franche camaraderie qui évoque des souvenirs que presque tous les jeunes hommes de ma génération ont vécu. La polyvalente, les petites tourmentes relationelles, les grands départs, etc. En fait, le petit garçon de la région que je suis c’est senti incroyablement interpellé par ces problématiques pour les simples et bonnes raisons qu’elles pourraient être puisées de nos vies à tous et chacun. Mais détrompez-vous, je ne parle pas ici du schéma narratif et du déroulement plutôt cacophonique dont le film est la façon victime et fier porteur, non, j’évoque ici la thématique centrale du film qui mets en scène deux jeunes hommes insécures qui ne savent pas encore sur quoi s’appuyer pour évoluer dans leur vie respective. On ne fait pas dans l’extraordinaire, ni même dans l’improbable, ici on puise dans le banal, le quotidien, et l’on en sort juste ce qu’il faut pour faire fonctionner cette comédie qui ne laisse absolument pas indifférent.

Pour ceux qui se le demandent, oui, Superbad souffre encore du manque de rythme que les productions Appatow nous servent habituellement. Le film tient la route simplement parce que le texte de Rogen et la chimie entre Cera et Hill sont sans faille. Non seulement on pardonne ces petits défauts, mais on finit par les souhaiter, car ces quelques maladresses rendent le récit encore plus humain, plus efficace. Si ce n’était des quelques faux pas, probablement que le film ne viendrait pas brasser autant de souvenirs. Si ce n’était des quelques malaises, probablement que le film serait vite oublié. Mais, tout comme avec Knocked-Up, l’humanité est à l’avant-plan et ça paye.

Un joli petit divertissement, meublé de dialogues incisifs à souhait et de références obscures aux années 90. Bref, tout ce que l’on aime de Seth Rogen s’y retrouve et, en prime, il y interprète un policier qui arbore le Fu-Manchu. Tout pour plaire, à voir et revoir pour se souvenir que la polyvalente, c’était moche, mais tout de même une pierre angulaire vers nos destinés respective.

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