
Alors voilà,
En ce Samedi matin beaucoup trop ensoleillé pour mon pauvre corps à carence de caféine, j’ai décidé de subtiliser sans aucune gêne la bonne idée qu’a eue mon ami l’Architecte sur son Blog.
Pour les quelques lecteurs qui traînent ici ce week-end, j’ai préparé un ‘mix-tape’ avec ce qui tourne beaucoup chez moi ces derniers temps. Pas tellement de thématique en particulier, c’est simplement le mood des derniers jours. En espérant que vous allez apprécier.
(Le lien pour télécharger le fichier en format .rar est au bas de ce billet…)
1- THE DEARS – You Can Have It (live from LA) – 2005
J’en ai déjà parlé plus en détails dans un billet précédent, mais tout de même, The Dear demeure un incontournable. En concert, toute l’ampleur de la troupe est mise à l’avant-plan et la voix instable, mais ô combien touchante de Murray Lightburn demeure l’une des choses qui me touchent le plus sur cette terre de nos jours.
2- THE COUNTING CROWS – Mrs. Potter’s Lullaby (This Desert Life) – 1999
Je dois être nostalgique, ou tout simplement cinglé, mais je suis incapable de ne pas aimer The Counting Crows. Malgré toute la mauvaise publicité et les quelques mauvais ‘hits’, l’album This Desert Life demeure l’un de mes albums favoris, et ce depuis plusieurs années. Va savoir pourquoi…Il faut cependant passer par-dessus le simple Hangin’ Around et plutôt se concentrer sur le reste qui est, honnêtement, impérissable.
3- NEUTRAL MILK HOTAL – In The Aeroplane Over the Sea (In The Aeroplane Over the Sea) – 2005
Découvert absolument par hasard en voyant leur nom mentionné dans le SPIN, je suis tombé en amour avec cet album. C’est ‘catchy’, de la très bonne indie pop et la pièce titre représente très bien l’album.
4- DUSTIN KENSRUE – Please Come Home (Please Come Home) – 2007
Bon, deux en deux, mais encore une fois la pièce titre de l’album solo de Dustin Kensrue (Thrice) est celle qui à mon avis se démarque le plus du lot. Ça a la puissance d’un Springsteen devant une foule endiablée de Philly dans le milieu des années 80. Bien que les textes de Kensrue soit moins éternels que ceux du Boss, l’effort est tout de même très appréciable et l’album très surprenant pour un enfant issu essentiellement du Punk à tendance plus hardcore.
5- AMY MILLAN – Baby I (Honey from the Tomb) – 2006
D’abord découverte avec le collectif Broken Social Scene, Amy Milan fait un petit saut en solo avec cet album très folk/country qui ne va pas s’en rappeler les fresques d’une jeune Jewel ou encore d’une jeune Emmylou Harris. Un album honnête, maladroit, mais qui sait toucher quand il doit toucher et faire rire quand il doit se détendre. La pièce Baby I porte un message à la fois si simple et à la fois si complexe qu’il vaut la peine d’être entendu.
6- THE DECEMBERISTS – Shankill Butchers (The Crane Wife) – 2007
Loin d’être le meilleur album de la troupe, The Crane Wife accueille tout de même des chansons très fortes et qui collent au fond de la tête ad vitam æternam. Shankill Butchers en est une avec son ton très ironique et ce ‘Picarisme’ si particulier qui accompagne toujours la troupe de Collin Melloy.
7- TERRY REID – All I Have to do is Dream (Rogue Wave) – (1978)
J’ai découvert Terry Reid sur le tard avec sa participation à la bande sonore de The Devil’s Reject. Depuis, j’ai réussi à me dénicher ce disque de lui et c’est mon petit bijou. Reid n’a pas eu une grande carrière, n’a pas produits énormément de disques et de par ce fait il n’est pas toujours évident de mettre la main sur un album en bon état de l’artiste. Mais la pièce finale de Rogue Wave, une reprise des Beverly Brothers je crois, est tout simplement splendide. Un homme, une voix et quelques notes à l’arrière pour meubler la pièce sinon la tristesse se découperait au couteau.
8- DAN BIGRAS – Pourquoi tu veux? (Bigras 1992-2002) – 2002
Dan Bigras a fait le saut derrière la caméra histoire de rependre son message un peu plus loin et un peu mieux. Mais peut-on oublier son apport musical sur la scène québécoise? J’espère que non! L’album Bigras 92-2002 est une très agréable collection de pièces en concert avec plusieurs collaborations. Celle-ci est en solo, comme on l’aime, un homme et son piano.
9- PRETTY GIRLS MAKE GRAVES – This is Our Emergency (The New Romance) – 2003
D’abord, une référence à The Smiths, ensuite un band, c’est tout l’essence du band qui repose sur cette dichotomie. La présence sur disque d’Andrea Zulu est impeccable et c’est l’un de mes coups de cœur depuis plusieurs années. En espérant une levé un jour de ce band qui a sorti son troisième album cette année, sans tambour ni trompette.
10- BRIGHT EYES – Southern State (Motion Sickness) – 2005
Comment faire un ‘mix’ sans inclure un peu de Conor O’Berst. Il se forge de plus et en plus et pourrait bien être le Dylan de la ‘indie generation’. Seules les années nous le diront, mais en attendant, une superbe pièce en concert avec trompette en bonus. Du bonbon…
11- WILLIE NELSON – Sad Song & Waltzses (Complete Atlantic Session) -2006
Un incontournable, tout simplement. Loin d’être un virtuose, Nelson est tout de même l’un des compositeurs les plus riches et profonds de la jeune histoire des États-Unis. Des textes qui parlent de l’homme et de ses sentiments avant même que la télévision nous dicte que ce soit correct de le faire. Nelson est le grand-papa des ‘Emos’ et des ‘Indie-Rockers’ de nos jours. Sans limites, sans gêne, Nelson te déchire le cœur à grand coup de ‘je t’aime’ puis cicatrise les plaies en y versant du whisky bien chaud. Encore…et encore…et encore…!
12- SUFJAN STEVENS – Holland (Michigan, The Great Lake State) – 2003
Il est ambitieux le jeune Stevens, mais il endisque beaucoup trop de trucs. Cependant, on ne peut pas lui enlever ses bons coups et l’album sur le Michigan est l’un, sinon le meilleur de son impressionnante discographie. Tout en nuance, la pièce Holland nous berce si bien qu’elle se doit d’être entendue.
13- JIMMY EAT WORLD – Pain (Futures) – 2004
Je suis loin d’être un fan du groupe, mais, pour une raison qui me dépasse, j’adore ce simple de leur 2e album (je crois). Beaucoup d’énergie et je crois qu’essentiellement le retour en force après l’énorme accueil qu’ils avaient reçu m’avait agréablement surpris.
14- THE MONKEYS – Daydream Believer (The Birs, the bees & the Monkeys) – 1968
On fini en beauté, le cadeau de John Stewart au Monkeys et quel cadeau. Une chanson qui m’égaye a tout coup et m’apporte une rafale de souvenirs.
Sur ce je vous laisse et au prochain Mix, si la blogosphère le veut bien.
Télécharger le Mix Tape - - ICI - -